Communiqué de la Sapinière au sujet de l’assassinat de père Hamel à St-Etienne-du-Rouvray

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8cc1767267892cf7f767d8838d2f78f1Un prêtre a été assassiné le 26 juillet 2016 par deux musulmans dans son église à St-Etienne-du-Rouvray. Le Père Hamel était connu pour pratiquer le dialogue inter-religieux.

L’Express confie que « prêtre et l’imam se connaissaient bien et se sont retrouvés à plusieurs reprises lors d’interventions publiques dans des salles de fêtes ». « Nous faisons partie d’un « comité interconfessionnel depuis 18 mois. Nous discutions de religion et de savoir-vivre ensemble », a précisé Mohammed Karabila », le président du Conseil régional du culte musulman et imam de la mosquée de la ville bâtie sur une parcelle de terrain offerte par la paroisse catholique.le

Tout d’abord plusieurs remarques s’imposent.

a) Le président de la république

Après l’assassinat du père Jacques Hamel, M. Hollande a prononcé une brève allocution depuis l’Elysée : « Attaquer une église, tuer un prêtre, c’est profaner la République, qui garantit la liberté de conscience […]. Les catholiques de France et du monde sont meurtris et ce sont tous les Français quelles que soient leur confession et leurs convictions qui se sentent atteints au plus profond d’eux-mêmes ».

Le président de la république a assuré qu’il ne dérogerait pas à la Constitution pour lutter contre le terrorisme et le fanatisme : « Notre pays fait la guerre. Une guerre à l’extérieur en Syrie et en Irak. Une guerre à l’intérieur en traquant les djihadistes, les extrémistes, les terroristes. Je vous dois cette vérité : cette guerre sera longue. […] Mais je vous l’assure, cette guerre nous la gagnerons. »

La Sapinière rappelle que la 1ère République française, qui a répandu dans le monde la Déclaration des droits de l’homme, pendant deux ans, dans sa lutte contre le “fanatisme”, au chant de la marseillaise et au crie de “vive la liberté” a coupé 35.000 têtes de prêtres, de religieuses, de nobles, d’artisans, de paysans, de boulangers, de marchands, de simples femmes…

« Du 10 juin au 28 juillet 1794, la guillotine décolle 1351 têtes en sept semaines, presque 200 par semaine, 30 par jour. En dix mois de terreur révolutionnaire, on a calculé que 16.594 têtes étaient tombées. » (Tulard, Dictionnaire de la révolution, Laffont, 1998)

La Sapinière rappelle aussi que le 14 juillet, symbole de la France moderne et fête maçonnique de la France républicaine, outre qu’elle repose sur une légende tenace – la Bastille où étaient emprisonnés 4 faussaires, 2 fous et 1 débauché n’a pas été prise d’assaut par les émeutiers : elle s’est rendue – ; cette fête repose aussi sur le parjure et le crime. Les émeutiers sont entrés par la porte ouverte sur l’ordre du gouverneur de la prison, le marquis de Launay qui ne voulut point faire de boucherie en tirant au canon sur les agitateurs, à condition qu’on respectât la vie de tous les habitants de la forteresse et que la garnison sortît avec les honneurs de la guerre.

« L’épisode qui suit est bien tristement célèbre : la foule envahit la Bastille, Launay est entraîné vers l’Hôtel de Ville, harcelé de coups, finalement massacré au sabre. Sa tête, coupée au couteau par l’aide-cuisinier Desnot, est promenée au bout d’une pique dans tout Paris, bientôt accompagnée de celle du prévôt des marchands, Flesselles, que l’on assassina dans la foulée. On but le sang des malheureuses victimes : “Acte d’un goût douteux, conclut le professeur Jean Tulard, mais qui va se généraliser durant les années suivantes et devenir une forme de « civilité » révolutionnaire pour les victimes de marque”. » (J.-P. et I. Brancourt, Le Livre noir de la Révolution, Cerf, 2008)

b) Des organisations juives 

Durant les jours de pleurniches médiatiques organisés à l’occasion du drame de Rouvray, des organismes juifs ont jugés que l’on n’avait pas assez pleuré sur les victimes juives et ont critiqué une tribune de Français musulmans publiée dans le JDD pour son oubli de la mention des victimes de Mohamed Merah à Toulouse et Montauban en 2012 et de l’Hyper Cacher en 2015.

Dans un communiqué, le Crif « note avec inquiétude » ce qui constitue selon lui « un affront à la mémoire des huit victimes de ces deux attentats, qui ont été ciblées par le terrorisme parce que Juifs« . Et l’UEJF « s’alarme de l’effacement du problème de l’antisémitisme » : « Si je ne doute pas des bonnes intentions des auteurs de cet appel, je ne m’explique pas leur indifférence face à l’antisémitisme, qui est pourtant une composante essentielle de l’islamisme radical« , affirme le président de l’UEJF, Sacha Reingewirtz. (Source : La Dépêche)

La Sapinière rappelle que « durant la nuit du 9 avril 1948, les groupes terroristes juifs Etsel et Lehi attaquèrent le village tranquille de Deir Yassine, aux portes de Jérusalem, et massacrèrent tout le monde, hommes, femmes et enfants. » Les chefs de ces bandes terroristes, Menahem Begin et Itzhac Shamir, sont devenus par la suite tous les deux Premiers ministres d’Israël. En 1953, Sharon, qui sera lui aussi Premier ministre, commandait une unité qui fit sauter les maisons du village palestinien de Qibya à la dynamite avec leurs habitants, massacrant environ soixante hommes, femmes et enfants. (Israël Shamir, L’autre Visage d’Israël, Al Qalam, 2004). Et, avec le professeur Israël Shahak, la Sapinière rappelle qu’en 1975, 385 villages arabes ont été détruits et passés au bulldozer sur les 475 existant en 1958. De juin 1967 à novembre 1969, plus de 20.000 maisons arabes furent dynamitées en Israël et en Cisjordanie… etc.

La Sapinière rappelle encore ce que l’ingénieur israélien Mordechaï Vanunu, qui révéla en 1986 au Sunday Times l’existence du programme nucléaire militaire israélien et qui enlevé en Italie par le Mossad fut jugé à huis clos puis emprisonné à dix-huit ans de réclusion, a déclaré à Silvia Cattori :

« … les autorités israéliennes mentaient. … Aussi ai-je décidé, dans l’intérêt de l’humanité, de faire connaître au monde entier le danger que représentaient les armes nucléaires secrètes d’Israël. … On m’interdit de quitter Israël. J’ai été libéré de prison, mais ici, en Israël, je suis dans une grande prison. … J’aimerais tellement vivre loin, très loin d’ici… … C’est le seul pays qui ait refusé de signer le Traité de non-prolifération nucléaire. … non seulement on ne s’en prend pas à Israël, mais on aide même ce pays en secret. Il y a une coopération secrète entre Israël et la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis. Ces pays ont décidé de contribuer à la puissance nucléaire d’Israël afin de faire de ce pays un État colonial, dans le monde arabe. Ils aident Israël, parce qu’ils veulent que ce pays soit à leur service, en tant que pays colonialiste contrôlant le Moyen-Orient, ce qui leur permet de s’emparer des revenus pétroliers et de maintenir les Arabes dans le sous-développement et les conflits fratricides. … ils se sont arrangés pour rendre la société juive plus religieuse, plus nationaliste, plus raciste. … Israël ne respecte pas les êtres humains. Ce que ce pays a pu faire, parce qu’il ne considère pas les autres humains comme des égaux, est absolument terrible. … Israël a utilisé des dédommagements de l’Holocauste pour fabriquer des armes, pour détruire des maisons et des biens palestiniens. … La vie est très dure, ici. Si vous êtes juif, vous n’avez aucun problème ; si vous ne l’êtes pas (ou plus), on vous traite sans le moindre respect. » (14 octobre 2005, réponses aux questions de Silvia Cattori pour le Réseau Voltaire) ;( cf. aussi John Mearsheimer et Stephen Walt, Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, 2007).

c) Le communique de la Fraternité Saint Pie X

Le communiqué du 26 juillet 2016 de M. l’abbé Bouchacourt de la FSSPX déclare que « l’islam vient de faire en France le premier martyr pour le XXIe siècle » en tuant un prêtre dans son l’église « lors d’une messe (sic) ». « Sans doute, déclare le supérieur de la Fraternité Saint Pie X, nous savons que la plupart des musulmans en France rejettent et condamnent avec horreur cet acte de barbarie perpétré par des sauvages. Il ne s’agit donc pas de rendre responsable de ce crime la communauté musulmane dans son ensemble. »

Puis, semblant ignoré qu’il s’adresse à des francs-maçons, des jacobins ou des sionistes qui haïssent le christianisme et à des modernistes qui ont perdu la foi catholique, le supérieur de la FSSPX déclare naïvement ou hypocritement : « Il est grand temps que nos hommes politiques et les autorités catholiques mettent un terme à un angélisme mortifère qui encourage l’extension de l’islam dans notre pays, par exemple en favorisant l’ouverture de nouvelles mosquées ou de prétendus “centres culturels musulmans” ».

La Sapinière rappelle que « l’islamisme fait aujourd’hui la guerre aux États-Unis mais aussi à Israël, aux gouvernements du monde musulman qu’il juge impies, et aux gouvernements occidentaux les plus proches des États-Unis et d’Israël. Mais les Américains font-ils vraiment la guerre à l’islamisme ? Officiellement, l’adversaire principal des États-Unis, qui fut l’Union soviétique jusqu’en 1989, a été remplacé par le terrorisme international. C’est-à-dire pour l’essentiel l’islamisme. Dans les faits, les Américains ont frappé militairement l’Afghanistan des Talibans après les avoir soutenus. Ils frappent des réseaux islamistes et mènent donc une guerre effective contre l’islamisme. Mais cette guerre sert en réalité à avancer des pions, bien plus essentiels, dans leur volonté de conserver leur suprématie sur le monde au XXIe siècle. L’objectif géopolitique des Américains est de construire un bloc transatlantique soudé derrière Washington […] Ainsi, les islamistes qui voudraient créer un grand califat et contrôler la pompe à essence du monde entier contribuent au contraire à aider les Américains à réaliser ce rêve géopolitique pour leur compte propre et au détriment de l’indépendance énergétique des Européens et des Asiatiques […]. Il n’est pas impossible que les éléments les plus pro-israéliens aux États-Unis aient suggéré cette politique à l’administration américaine. En effet, Israël est assiégé par la démographie arabe et ne peut survivre que si l’Occident tout entier est en guerre contre l’Islam et continue, comme pendant la Guerre froide, à avoir besoin de la forteresse israélienne. Si la paix venait à s’installer dans la région avec la constitution d’un petit État palestinien, alors l’immigration arabe se chargerait de faire disparaître Israël. La réalité des faits est que la politique étrangère américaine nourrit davantage la menace islamiste qu’elle ne la combat et, ce faisant, elle nous absorbe de plus en plus dans un bloc euro-américain qui ne laissera plus aucune place à la dimension mondiale de la France. […] Les chrétiens disparaissent du monde musulman tandis que le nombre de musulmans dans le monde chrétien augmente constamment. Cette poussée, particulièrement sensible en France, s’explique, pour l’essentiel, par la laïcité. En effet, la République laïque, dont l’instrument politique occulte et militant est la franc-maçonnerie, s’est construite très largement contre la religion dominante, le catholicisme. La République est un régime qui favorise les minorités protestante, juive et, depuis trente ans maintenant, musulmane, au détriment de la prédominance culturelle et politique des catholiques. […] Partout, le culte de la minorité est utilisé contre la culture dominante catholique. L’identité des nations chrétiennes est devenue fragile, ce qui n’était pas le cas avant la Seconde Guerre mondiale. » (Aymeric Chauprade, Le choc des civilisations, mythe et réalités, 2003.

La seule note juste dans toutes ces réactions médiatiques et politiques est le communiqué théologique de l’Institut Mater Boni Consilii. La Sapinière le fait sien et adhère à chacun de ses mots.

Communiqué de l’Institut Mater Boni Consilii, au sujet de l’assassinat de l’abbé Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray

« Comme tout le monde sait, deux militants mahométans ont égorgé, dans l’église paroissiale de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Normandie, un prêtre, l’abbé Jacques Hamel.

« Il est inutile de dire qu’il s’agit là d’un crime odieux et sacrilège, et que nous prions en suffrage pour l’âme de ce confrère dans le sacerdoce (il avait été ordonné en 1958). De nombreux baptisés se sont demandé s’il était possible de parler de martyre, au sens premier et « canonique » du terme : ainsi, par exemple, le supérieur du district français de la Fraternité Saint Pie X, Christian Bouchacourt, qui considère la pauvre victime un martyr de l’Islam, tué à l’église « lors d’une messe ». Les témoignages sur la vie et sur le ministère de l’ancien prêtre français raconte cependant une autre histoire. L’abbé Hamel, à l’instar de tous les fidèles qui suivent les innovations du Concile Vatican II, était activement engagé dans le « dialogue interreligieux » avec les négateurs de la Trinité et de la divinité du Christ. Par ailleurs, la « messe » que la victime célébrait était celle réformée, que le fondateur de la société religieuse de l’abbé Bouchacourt appelait, à juste titre, la « messe de Luther ».

« A moins de devenir des adeptes du concept wojtylien d’ « œcuménisme de sang », il n’est pas possible de reconnaître dans un moderniste, quand bien même tué en sa qualité de chrétien, un « martyr de la foi », en particulier au sens premier et canonique du terme. Le martyr témoigne en effet par le sang, de la vérité et de la foi professées durant la vie et par la mort. Les Pères de l’Eglise ont toujours refusé aux baptisés hérétiques et schismatiques, même s’ils avaient souffert ou étaient tués en tant que chrétiens, le statut de martyr. L’ignorance invincible (non coupable) peut exonérer de péché (formel) celui qui tombe dans l’erreur contre la foi ; cela ne peut, en revanche, pas en faire un témoin de la vérité. 

« Il faut donc se demander si ce qui est arrivé, et plus encore ce qui arrivera à nouveau (ne plaise à Dieu), ne soit pas plutôt un châtiment, pas tant envers la personne individuelle victime de l’odieux sacrilège (Luc XIII, 1-5), mais du modernisme dans sa globalité, du fait de la bienveillance blasphématoire envers les ennemis de la divinité de Jésus Christ et de la Foi en la Sainte Trinité. Le Seigneur avertit : « Si vous ne faites pas pénitence, vous périrez tous de la même manière. » Ces paroles font trembler, si l’on pense que cette invitation à la pénitence – l’avertissement du Seigneur sous peine de châtiments – à abandonner l’esprit d’apostasie de la déclaration Nostra aetate, dont les fruits sont désormais évidents à tous, n’est pas accueillie. Or c’est tout le contraire ! Dimanche 31 juillet, les musulmans ont été invités à prêcher dans les églises catholiques profanées de France et d’Italie ! Qu’aucun catholique, qui ne veut tomber dans la fosse, ne prenne pour guide des aveugles qui guident d’autres aveugles. Aucun catholique, qui désire se sauver et ne pas périr pour l’éternité, ne peut suivre quiconque considère comme insignifiant – au moins dans les faits – la croyance ou non à la divinité du Christ et à la Très Sainte Trinité. Que Dieu nous vienne en aide, sauve la foi des catholiques contre l’erreur du modernisme, et nous fasse échapper aux justes châtiments avec lesquels le Seigneur punit et punira l’offense faite à Son Nom.

« Verrua Savoia, 1er août 2016, Saint Pierre aux liens. »

Le notaire de la Sapinière,
le 16 août 2016.

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