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Le Manuel de l’Archiconfrérie de la Garde d’Honneur du Sacré Cœur de Jésus

par | 22 Mai 2026 | Abbé Rioult

« Toute âme aimant Dieu avec ferveur, quand elle jette un regard sur le passé, peut voir … que ce sont les péchés et les crimes des hommes commis en n’importe quel temps qui ont causé la mort du Fils de Dieu ; ces mêmes fautes, maintenant encore, causeraient la mort du Christ, entraîneraient les mêmes douleurs et les mêmes afflictions, puisque chacune d’elles, ainsi qu’on l’admet, est censée renouveler à sa manière la Passion du Seigneur : Crucifiant de nouveau pour leur part le Fils de Dieu et le livrant à l’ignominie. Que si, à cause de nos péchés futurs, mais prévus, l’âme du Christ devint triste jusqu’à la mort, elle a, sans nul doute, recueilli quelque consolation, prévue elle aussi, de nos actes de réparation alors qu’un Ange venant du Ciel lui apparut, pour consoler son Cœur accablé de dégoût et d’angoisse. Ainsi donc ce Cœur Sacré incessamment blessé par les péchés des ingrats, nous pouvons maintenant et même nous devons le consoler d’une manière mystérieuse mais cependant réelle… A quel point cette expiation, cette réparation sont nécessaires, sur tout de nos jours, on le comprendra sans peine, en considérant d’un regard le monde plongé dans le mal. De toutes parts, en effet, monte vers Nous la clameur gémissante des peuples, dont les chefs ou les gouvernants se sont tons ensemble dressés et ligués contre le Seigneur et son Eglise. … Mais plus attristant encore, Vénérables Frères, est l’état de tant de fidèles, lavés au baptême dans le sang de l’Agneau sans tâche et comblés de ses grâces, appartenant à tous les rangs de la société, qui, affligés d’une ignorance incroyable des choses divines, empoisonnés d’erreurs, se trament dans le vice loin de la maison du Père, sans qu’un rayon de lumière de la vraie foi les éclaire, sans que l’espoir du bonheur futur les réjouisse, sans que l’ardeur de la charité les ranime et les réchauffe ; de telle sorte qu’ils semblent vraiment être plongés dans les ténèbres et assis l’ombre de la mort. »

Pie XI, Encyclique Miserentissimus redemptor du 8 mai 1925,
 Sur la réparation due par tous au Sacré Cœur de Jésus.

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