Discours sur l’Église romaine face à l’apostasie (9/12

9. Francois ONU des religions

L’ancien président israélien Shimon Pères reçu au Vatican en audience privée par François en vue de la création d’une « ONU des religions ».

c) L’antéchrist et celui qui le retient. 1

L’adversaire. 1

L’obstacle. 4

d) La passion de l’Église. 9

e) Le “pusillus grex”. 14

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c) L’antéchrist et celui qui le retient.

« Et maintenant vous savez ce qui le retient, pour qu’il se manifeste en son temps. Car le mystère d’iniquité s’opère déjà, mais seulement jusqu’à ce que celui qui le retient encore paraisse au grand jour. Alors se découvrira l’impie que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il perdra par l’éclat de sa présence. Dans son apparition cet impie sera, par la puissance de Satan, accompagné de toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, avec toutes les séductions de l’iniquité, pour ceux qui se perdent, parce qu’ils n’ont pas ouvert leur cœur à l’amour de la vérité qui les eût sauvés. » 2 Thess, 2, 6-10.

L’adversaire

Il n’existe pas dans l’Église de tradition unanime au sujet de l’Antéchrist et de l’obstacle qui le retient. La matière est donc libre. Mais de nombreux Pères et des auteurs anciens, conduits par les affirmations de saint Jean, interprètent l’adversaire dans le sens d’une collectivité. Origène, qui connaît le sens individuel, n’hésite pas à proposer deux autres explications au sujet de l’Antéchrist :

  • l’une spirituelle : l’Antéchrist qui s’élève contre Dieu dans son temple est « la fausse doctrine qui siège sur la chaire des Écritures», « ce qui se donne pour la vérité et ne l’est pas », « le mensonge qui lutte contre le Verbe et la Vérité » ;
  • et l’autre collective : il n’y a qu’un genre d’antéchrist, mais il y en a plusieurs espèces.

Le P. Buzy fait remarquer que l’obstacle est « une personne ou une collectivité de personnes en même temps qu’une force physique et morale. Il a pour fonction de retenir l’adversaire en l’empêchant de se révéler ; et sans doute retient-il pareillement le mystère d’iniquité qui déploie ses énergies en vue de produire l’adversaire au grand jour. Aussitôt l’obstacle écarté, le champ sera libre, l’adversaire fera son apparition en mettant en jeu tous ses prestiges de séduction. […] Ce personnage, l’adversaire, il faut le répéter, existe donc déjà, car on n’empêche pas de paraître quelqu’un qui ne serait pas encore né. […] Sa manifestation se fera par la vertu de Satan ; elle produira la grande apostasie et la perte d’un trop grand nombre d’âmes. Seulement il y a celui qui le retient. Tant que l’obstacle joue, l’adversaire est retenu. Un jour viendra où l’obstacle sera mis de côté. Ce jour-là verra la parousie de l’adversaire. L’obstacle et l’adversaire s’affrontent ; à un moment donné, sans qu’on sache d’ailleurs pourquoi, l’obstacle cède et l’adversaire passe par son éphémère triomphe. »[1]

Le combat entre l’obstacle et l’adversaire n’est rien d’autre que le combat entre l’Église du Christ et la Synagogue de Satan.

« Une première lecture de II Thess. II, 1-12 semble favoriser l’opinion du personnage unique […] mais dans une apocalypse, il n’est pas rare que les individus représentent des collectivités. La bête de la mer et de la terre sont le symbole de toutes les forces humaines antichrétiennes. […] Ces constatations préliminaires préparent la preuve que l’adversaire est décidément une collectivité, et la preuve se déduit du texte même de saint Paul. L’adversaire et l’obstacle sont déjà en contact ; ils s’affrontent pour une lutte redoutable et sans merci. L’adversaire existe dès lors, il s’efforce de se révéler, de se manifester, de faire sa parousie, car ce serait son heure. Mais il en est empêché, retenu qu’il est par une force contraire, que nous appelons l’obstacle. […] Et la lutte se prolonge depuis dix-neuf siècles. […] Mais précisément une lutte de si longue durée exige que l’adversaire soit une série ininterrompue d’individus s’opposant à l’obstacle ; et l’obstacle lui-même doit être une force permanente, ou bien, si ce sont des hommes, une autre série ininterrompue d’individus, une autre collectivité. »[2] ; « À la lumière de ces indications patristiques et de ces observations scripturaires, nous croyons être en droit de conclure que l’adversaire est une série ininterrompue d’agents qui s’opposent et s’opposeront à la doctrine et à l’œuvre du Christ, depuis la fondation de l’Église. »[3]

Qui s’oppose au Christ « depuis la fondation de l’Église » ? Que disait saint Paul aux Galates au sujet des « enfants de la servante » et « de la femme libre » ? Ceci : « mais de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. » (Gal 4, 27-31). Que disait saint Paul aux Thessaloniciens ? Ceci : « Ces Juifs qui ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, nous ont persécutés, ne plaisent point à Dieu et sont ennemis du genre humain, nous empêchant de prêcher aux nations pour leur salut : de sorte qu’ils comblent sans cesse la mesure de leurs péchés. Mais la colère de Dieu est tombée sur eux pour y demeurer jusqu’à la fin. » (I Thess. 2, 14)

Pourquoi l’antéchrist, l’adversaire du Christ, aurait-il une prédilection toute particulière pour la nation juive ? Parce que le fond de sa religion pervertie n’est qu’une opposition au Christ.

« On doit attendre des juifs tout autre chose qu’un attachement réel au bien commun de la civilisation occidentale et chrétienne. Il faut ajouter qu’un peuple essentiellement messianique comme le peuple juif, dès l’instant qu’il refuse le vrai Messie, jouera fatalement dans le monde un rôle de subversion, je ne dis pas en raison d’un plan préconçu, je dis en raison d’une nécessité métaphysique, qui fait de l’espérance messianique et de la passion de la justice absolue, lorsqu’elles descendent du plan surnaturel dans le plan naturel, et qu’elles sont appliquées à faux, le plus actif ferment révolutionnaire. »[4]

En 1962, Albert Memmi dans son livre Portrait d’un Juif, s’exclamait : « Se rendent-ils compte, les Chrétiens, de ce que ce nom de Jésus, leur Dieu, peut signifier pour un Juif ? […]. Pour tous les Juifs, fussent-ils athées, le nom de Jésus est le symbole d’une menace, de cette grande menace qui pèse sur leur tête depuis des siècles, […] je dirai que pour les Juifs leur Dieu, c’est un peu le diable si le diable, comme ils l’affirment, est le symbole, le condensé du mal sur la terre. »

Les Pères ont vu dans la puissance de l’empire de Rome, l’obstacle qui empêche l’apparition de l’Antéchrist, c’est-à-dire la manifestation d’une tendance qui existait mais qui était contenue, un « obstacle qui empêchait le monde juif de produire son antimessie. Après la chute de l’empire romain, les commentateurs y ont vu l’ordre social sorti de l’empire romain. »[5].

Et nous savons tous que l’ordre social chrétien a disparu à partir de la révolution de 1789, modèle de toutes les révolutions fomentées par la maçonnerie. La chrétienté a peu à peu disparu pour laisser place à un mondialisme monstrueux.

Le cardinal Billot remarquait que la persécution finale prédite par l’Apocalypse supposait « nécessairement un état du monde où tout pourra obéir à un même ordre, et céder à une impulsion unique. […] La persécution annoncée de l’antéchrist ne sera réalisable qu’à la condition d’une organisation mondiale permettant une action commune sous la conduite d’un même chef, collectivité ou individu […]. Mais ouvrons les yeux maintenant, et voyons le monde s’acheminer vers une unité formidable, contrepartie monstrueuse et malfaisante de l’unité catholique. […] La maçonnerie universelle ne joint-elle pas ses efforts pour détruire jusqu’à la notion de patrie, pour faire disparaître toutes les divisions de frontières […] Interrogeons l’histoire contemporaine, et cherchons à y voir où en sont présentement les affaires des Juifs. Mais nous n’aurons pas à chercher longtemps. Aucune époque ne fut pour eux plus féconde en événements heureux. La Révolution française les émancipe. En moins d’un siècle, ils deviennent les rois de la finance, et les maîtres plus ou moins dissimulés de la politique mondiale. »[6]

En 1881, M. l’abbé Arminjon avait déjà établi un lien entre la nation juive, le gouvernement mondial et la domination de l’Antéchrist :

« Il est aisé de le voir, si la civilisation matérialiste et athée, dont la libre pensée et la presse irréligieuse ne cessent de nous prédire le prochain avènement, s’inaugure jamais dans le monde, son centre d’action et le foyer de sa puissance publique sera Jérusalem. En effet, lorsque la foi chrétienne aura achevé de s’éteindre dans les cœurs, lorsque la jouissance et le bien-être seront devenus les dieux du jour et l’exclusive préoccupation des âmes, alors l’activité humaine n’aura plus qu’un seul but, la puissance de l’État, qu’un seul ressort et un seul stimulant, l’opinion publique, qu’un souffle et un moteur, et ce stimulant, ce nerf, ce moteur, ce sera l’or. L’or primera la religion et la morale, il deviendra la base de la politique et la clef de voûte de toutes les institutions, les financiers seront les pontifes et les rois. Et le peuple qui possédera le plus d’or sera celui qui nous possédera plus prochainement. […] Or, voilà qu’après cinquante siècles d’existence, dix-neuf de malheurs, un peuple se retrouve partout, il est épars sous tous les cieux, il se rencontre sur les parages les plus lointains, il est mêlé à toute la famille humaine, toujours debout, toujours à la recherche de son Messie, rêvant la reconstruction de son temple […] Or, il n’y a pas un siècle que ce peuple est émancipé, et comme un torrent qui a rompu toutes ses digues, il est déjà à la tête des affaires humaines. Né d’hier à la vie civile et politique, il domine partout, et sans lui on ne peut rien faire dans le monde. Il soudoie et possède à son service toutes les agences de publicité et les principaux organes de la presse. Il est le créancier des grands États de l’Europe. […] Le Juif est infusionnable […] Ce n’est pas la nationalité et le sang qui empêchent le Juif de se fusionner et le mettent en hostilité ouverte avec les autres peuples, mais la religion : non pas la religion mosaïque qu’il a abandonnée et qu’il ne connaît plus que de nom ; mais sa religion talmudique et rabbinique, mélange d’absurdités et de fables incohérentes reposant non pas sur la base évangélique de l’amour du prochain, mais sur l’obligation de vouer une haine profonde à tout ce qui n’est pas issu de son sang. »[7]

Simone Weil[8], dans une lettre à un religieux, a, elle aussi, bien vu que cette volonté juive d’être, en tant que groupe, en compétition avec tout le reste de l’humanité était purement une idolâtrie : « La véritable idolâtrie est la convoitise (Col 3, 5), et la nation juive, dans sa soif de biens charnels, en était coupable dans les moments mêmes où elle adorait son Dieu. Leur religion est dans son essence inséparable de cette idolâtrie, à cause de la notion de peuple élu. »

Même analyse de fond chez l’Abbé Lémann, juif converti :

« Si, à une heure de la vie du peuple français, les mêmes lois ont dit au Christ : Sortez ! et aux juifs : Entrez ! Un grand méfait a été commis. […] En lui ôtant le Christ, on lui donne les juifs ! Quelle disproportion, ô ciel ! Le Christ rejeté du nouvel ordre social tandis que les juifs y sont admis : lugubre et pénible contraste, affront à la divinité qui ne s’est pas accompli, comme à Jérusalem, dans l’effervescence d’une matinée, mais à la longue, avec un calme effrayant, après une série d’événements amenés par une logique inexorable. »[9]

Depuis la création de la FED en 1917, de l’ONU en 1945, la cynique tartufferie du « procès » de Nuremberg en 1946 qui fut selon un membre du Congrès « une honte pour les États-Unis »[10] et la création de l’entité sioniste en l’État d’Israël en 1948, les choses n’ont fait qu’empirer.

Israël Adam Shamir, un juif converti, tient ces paroles lucides sur le drame juif :

« Israël, au lieu d’adorer Dieu, s’est tourné vers l’auto-adoration. Ayant rejeté Dieu, Israël est devenu un puissant instrument aux mains du Prince de l’univers. C’est alors que Dieu s’est incarné, en Israël, dans l’Homme. Il s’agissait d’une tentative divine de s’emparer de l’outil de Satan, de la même manière que Satan avait arraché son instrument à Dieu. Une fois encore, les juifs ont rejeté Dieu et ils l’ont tué, comme ces esclaves tuant le fils du propriétaire d’un vignoble dans l’une des paraboles de l’Évangile. Mais l’humanité reçut, quoi qu’il en soit, la connaissance de Dieu. Les juifs rejetèrent Dieu, et Dieu punit les juifs en leur retirant Sa grâce. Sans grâce, l’Homme n’est qu’une nuisance pour lui-même et pour autrui ; être privé de la Grâce, c’est effrayant. Mais le Prince de l’univers peut tout donner, excepté la grâce, c’est pourquoi il a passé une nouvelle alliance avec les rebelles sans grâce. Ils feraient sa volonté, et il les aiderait à réussir dans les questions matérielles. […] Le pouvoir d’Israël est certes grand, mais il sert la destruction et la haine. »[11]

L’obstacle

« L’identification de l’obstacle est pour les exégètes un problème encore plus ardu que la personnalité de l’adversaire. [Avec II Thess., Saint Matth. et l’Apocalypse] nous avons trois apocalypses qui peut-être s’éclaireront l’une l’autre. En saint Paul, l’obstacle empêche la révélation de l’adversaire tant qu’il exerce sa fonction de retenant ; dès qu’il est écarté ou mis de côté, l’adversaire, ne trouvant plus rien qui s’oppose à sa violente poussée, fait son apparition. […] Dans l’Apocalypse les deux témoins [qui personnifient la collectivité des prédicateurs de l’Évangile] jouent le rôle de retenant par rapport aux deux bêtes de la mer et de la terre. […] Dès qu’ils cessent de prêcher, la bête monte de l’abîme, leur déclare la guerre et les met à mort. […] N’est-ce pas assez pour conclure à l’identification de l’obstacle et des deux témoins ? [En saint Matthieu, nous lisons : « Et cet Évangile du royaume sera proclamé dans le monde entier, en témoignage pour toutes les nations; et alors viendra la fin »]. Dès que la prédication atteint son objectif, la fin arrive ; entendons la fin du monde qui sera marquée par le dénouement et la puissance prodigieuse des faux messies et des faux prophètes pour la perte des âmes. Ce sont donc encore les prédicateurs qui empêchent la fin de venir, exactement comme l’obstacle empêche l’adversaire. Et la fin arrive dès que la prédication touche à son terme, exactement comme l’obstacle est mis de côté. […] Ainsi opposons-nous série à série, collectivité à collectivité. Si tout ennemi de Dieu est un suppôt de Satan, un adversaire, un antéchrist, tout apôtre, tout missionnaire, tout prédicateur appartient à la belle collectivité de l’obstacle aux ravages du mal, obstacle à la haine de Satan, obstacle à la révélation ou parousie des antéchrists. »[12]

Pour mieux connaître l’obstacle qui était encore ferme à l’époque de saint Paul mais qui, face à l’apostasie, cédera et laissera le chemin libre au règne de Satan, il est bon d’essayer de comprendre ce qui se passera à la fin des temps : au temps de l’antéchrist.

Saint Jean voit deux bêtes, une de la mer et une de la terre :

« Puis je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. […] Une de ses têtes paraissait blessée à mort ; mais sa plaie mortelle fut guérie et toute la terre, saisie d’admiration, suivit la bête. […] Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute la puissance de la première bête en sa présence, et elle amenait la terre et ses habitants à adorer la première bête dont la plaie mortelle avait été guérie. » (Apoc 13, 1-12)

La Tradition a parfois dit que l’Antéchrist, comme individu, serait le fruit d’une union adultère entre un évêque et une juive. Ne faut-il pas entendre cela, au sens mystique, au sujet d’une union adultère entre la hiérarchie ecclésiale et la Synagogue ?

La doctrine d’un Jean-Paul II, d’un Benoît XVI, d’un François ressemble en effet à celle de l’agneau (le Christ) mais elle fait en réalité le jeu du dragon (Satan). Les mots de la doctrine conciliaire sont séduisants (amour, liberté, dignité humaine, philosémitisme, dialogue, ouverture…) mais le tout est pétri d’humanisme maçonnique et pousse les chrétiens à se soumettre à Israël.

Dans sa soumission au judaïsme, François est allé plus vite que Jean-Paul II[13] et que Benoît XVI qui s’était pourtant rendu trois fois dans des synagogues (Cologne 2005, New York 2008, Rome 2010) sans jamais y confesser la divinité du Messie, en prenant bien soin d’omettre le nom béni de Jésus-Christ[14]. Le jour même de son élection, François a en effet trouvé le temps d’écrire une lettre à la communauté qui a tant souffert… : « J’espère vivement pouvoir contribuer au progrès que les relations entre juifs et catholiques ont connu à partir du concile Vatican II, dans un esprit de collaboration rénovée et au service d’un monde qui puisse être toujours plus en harmonie avec la volonté du Créateur. 13 mars 2013. »

« C’est un bon point de départ » a déclaré le grand rabbin Di Segni à l’agence Reuters. Quant au président du Congrès juif mondial, Ronald Lauder, il se dit convaincu « que le nouveau souverain pontife poursuivra sur la voie (ouverte par Jean-Paul II et Benoît XVI), qu’il condamnera toutes les formes d’antisémitisme à l’intérieur et en dehors de l’Église catholique, qu’il agira contre les ecclésiastiques qui nient ou minimisent la Shoah et qu’il consolidera les liens entre le Vatican et Israël ».

Le site sioniste JSSNews rappelait aussi que le cardinal Bergoglio avait participé à des cultes talmudiques dans des synagogues, co-écrit un livre avec un rabbin, préfacé celui d’un autre présenté comme son « professeur »… Le cardinal Bergoglio a en effet participé le 14 décembre 2012 à la fête juive Hanoukkah, fête symbolisant la résistance spirituelle du judaïsme à l’assimilation grecque et y avait allumé, coiffé de la Kippa, les 7 cierges de la menora. Or, selon saint Thomas, « observer sous le régime de la grâce les prescriptions de la loi mosaïque » est « un péché presque égal à l’idolâtrie, parce que tous deux sont des espèces de la superstition, qui est une faute mortelle ». (2a 2ae q. 94 a. 3 ad 5) Dans la Ia IIae, question 103, article 3, saint Thomas explique que « professer extérieurement ce qui nie la véritable foi intérieure est péché mortel contre la foi ; or observer les rites de la loi juive après le Christ, professant que le Christ n’est pas venu, équivaut à professer extérieurement ce qui nie la véritable foi intérieure ; donc, observer les rites de la loi ancienne après le Christ est un péché mortel contre la foi ».

Il est clair que les Jean-Paul, Benoît, François… ont tous péché, d’une manière ou d’une autre, mortellement contre la foi et que cette « bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon » décrit assez fidèlement cette hiérarchie moderniste. Ils ont un discours hérétique qui conduit à la soumission au judaïsme et au nouvel ordre mondial et sioniste.

Voilà pour la « bête qui avait deux cornes. » Mais en ce qui concerne la « bête qui avait sept têtes et dix cornes », comment et pourquoi l’identifier à Israël ? Quelle est cette « plaie mortelle » qui affligeait une des sept têtes, qui « fut guérie », ce qui remplit « toute la terre d’admiration » ?

Saint Jean parle de cette bête, qui désigne le pouvoir temporel et charnel antichrétien, dans un autre passage :

« Moi, je vais te dire le mystère de la femme et de la bête qui la porte, et qui a les sept têtes et les dix cornes. La bête que tu as vue était et n’est plus ; elle doit remonter de l’abîme, puis s’en aller à la perdition. Et les habitants de la terre, dont le nom n’est pas écrit dès la fondation du monde dans le livre de la vie, seront étonnés en voyant la bête, parce qu’elle était, qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaîtra. » (chap. 17, 1-7)

Il y a là un mystère que ceux qui n’ont pas la foi ne comprendront pas. Ce passage sur la bête impudique semble désigner le royaume de l’Israël charnel qui existait à l’époque du Christ et qui réclamait sa mort en croix : la nation juive était. Elle fut renversée avec la destruction de Jérusalem et du Temple en l’an 70 et commença sa diaspora : donc à l’époque où Jean écrivait son apocalypse, soit vers l’an 100, la nation juive n’est plus. Mais elle reparaîtra : sa blessure mortelle guérira. Elle est en effet réapparue en l’an 1948, certes après bien des mensonges et des violences mais le fait est là : le peuple juif depuis cette date existe de nouveau en tant qu’État, un État antichrétien, raciste et qui ne reconnaît légalement qu’une seule religion : le judaïsme. Israël n’est pas la seule tête de la bête mais elle est la seule avoir vu sa plaie guérir, plaie qui consistait en une absence radicale de puissance temporelle. Israël coopère donc aux dix cornes de la bête, soit à sa puissance malfaisante.

Un commentaire de saint Hilaire sur l’Évangile de la fin des temps confirme cette interprétation :

« Dans le sens mystique, le figuier est la figure de la synagogue. Lorsqu’il commencera à verdir et à se couvrir avec orgueil de ses péchés, comme de feuilles verdoyantes [l’Israël charnel a retrouvé une vigueur exceptionnelle en tant que société et avec cela une capacité de nuisance mondiale], alors l’été est proche [l’été, c’est la chaleur, la sueur, la peine, l’effort, l’épreuve de la persécution]. Le temps de l’antéchrist est appelé abomination, parce qu’il est contre Dieu, pour usurper l’honneur qui n’est dû qu’à Dieu. Les Juifs le recevront pour qu’il s’asseye dans le lieu le plus sacré du temple, et que les infidèles lui rendent les honneurs divins [tous le chefs d’État en visita à Israël vont pieusement se recueillir à Yad Vashem le mémorial de la shoah]. Et comme le caractère particulier de l’erreur des Juifs, après avoir rejeté la vérité, sera d’embrasser le mensonge, le Sauveur ordonne à ses disciples d’abandonner la Judée, et de fuir dans les montagnes : fuyez ce peuple qui doit croire à l’antéchrist. »[15]

Après ces explications, beaucoup de choses s’éclaircissent dans l’apocalypse : « la plaie mortelle avait été guérie », la séduction « des habitants de la terre », le pouvoir « de faire tuer tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête », son œuvre « à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves » de mettre « une marque sur la main droite ou sur le front, et que nul ne pût acheter ou vendre, s’il n’avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse ! Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme et ce nombre est six cent soixante-six. » (Apoc. 13, 13-18)

Toutes les puissances de la terre, religieuse ou séculière, poussent et persuadent « les habitants de la terre de dresser une image à la bête qui porte la blessure de l’épée et qui a repris vie », en particulier par le culte holocaustique qui est devenu le signe de notre esclavage. Théologiquement, ce culte remplace le Christ par Israël, le Golgotha par Auschwitz, et la Résurrection par la création de l’État juif. Les gens qui osent remettre en cause le dogme de l’Holocauste sont excommuniés et exclus de la société : « il lui fut donné… de tuer tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête. »

« Si vous pensez que la suprématie juive est une bonne chose, vous pouvez parfaitement devenir président des Etats-Unis. En revanche, si vous pensez qu’elle est dangereuse, votre place est en prison. […] C’est Israël, l’être suprême, et il n’y a pas de divinité qui soit au-dessus. On le constate : alors qu’il est interdit de contester l’Holocauste, on a le droit de nier le Créateur. Le chef du culte holocaustique, le Dr Judah Bauer de Yad Vashem à Jérusalem, renie Dieu ouvertement et il s’en vante. »[16]

Tous ceux qui s’opposent à l’empire de la Bête et au lobby sans nom seront exclus socialement. Ils ne pourront « ni acheter ni vendre ». Iront-ils jusqu’à nous marquer « sur la main droite ou sur le front » ? En tout cas, on travaille dans ce sens[17].

Cette Bête est une idéologie et un système qui substituent un idéal humain et terrestre à l’idéal divin jusqu’à usurper l’adoration qui n’est due qu’à Dieu.[18]

Mais saint Jean nous prévient : « C’est un chiffre d’homme : 666 ». Le chiffre de l’homme est six, car l’homme fut créé le sixième jour. Le chiffre sept représente l’état complet, comme les sept jours de la semaine, car Dieu se reposa le septième jour de la création. Sept signifie donc la perfection, et six, l’état d’imperfection. Ainsi le chiffre 666 signifie une trinité d’imperfections, c’est la religion de l’homme qui se fait dieu, c’est la religion des Droits de l’Homme qui détruit le décalogue, la loi de Dieu, pour appeler loi tous les caprices de la volonté humaine, et tout cela avec la coopération des conciliaires mondialistes, maçonniques et philosémites : « Vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme » avait dit Paul VI[19].

Les Jean-Paul, Benoît, François… ont donc cessé d’être l’obstacle de l’Adversaire en général et de l’adversaire juif en particulier.

Saint Grégoire VII était un obstacle à l’adversaire, lui qui affirmait, dans une lettre adressée au roi Alphonse VI de Castille en 1081, que « les chrétiens soient subordonnés aux juifs et soient sujets à leur volonté, c’est comme opprimer l’Église de Dieu. Chercher à plaire aux ennemis du Christ signifie outrager le Christ Lui-même. »

Nicolas IV demandant « quant aux juifs qui auraient induit des chrétiens des deux sexes à leur exécrable rite ou les auraient enjôlés, châtiez-les d’une peine bien méritée »[20] retenait le mystère d’iniquité tout comme Grégoire IX qui se plaignait que l’on confia à « la perfidie des juifs des charges publiques, au moyen desquelles ils s’acharnent contre les chrétiens… »[21]

Martin V fut aussi un obstacle à l’adversaire et à empêcher un temps le mystère d’iniquité de se répandre, lui qui s’offusquait « que certains juifs des deux sexes… commettent divers crimes et choses abominables… faisant profession du nom de chrétien, achètent les personnes des deux sexes qu’ils peuvent, et après les avoir achetées, les vendent à leur tour de manière impie à des Sarrasins et autres infidèles, ennemis les plus féroces et éternels de tout chrétien, pour un prix jusqu’à dix fois le prix d’achat, faisant en toute exactitude de ces personnes des marchandises… »[22]

Et l’on pourrait dire la même chose de Paul III, d’Innocent III, d’Innocent IV, d’Honorius III, de Paul IV, de Clément VIII, de saint Pie V et de tous les pontifes romains.

Mais les Jean-Paul, Benoît, François, eux, ont cessé d’être un obstacle au mystère d’iniquité qui, selon saint Thomas, « s’opère dans les hypocrites, qui paraissent bons, et qui cependant sont méchants. Ce sont eux qui font l’office de l’Antéchrist (II Timoth., III, 5): « Ils auront une apparence de piété, mais ils en ruineront la vérité et l’Esprit. » »

Saint Augustin avouait ne pas savoir ce que l’Apôtre annonçait aux Thessaloniciens : « Et vous savez bien ce qui empêche qu’il ne vienne. » Il en concluait qu’il ne devait pas y avoir grande nécessité à le savoir. Mais cette conclusion hâtive ne convient absolument plus à notre époque. Il y a aujourd’hui une urgente nécessité à connaître la clé de cette prophétie.

L’obstacle qui cède et laisse la place à l’Antéchrist est, nous semble-t-il, la défection de l’Église à Rome. Nous pensons que Dieu a révélé cette triste vérité de manière voilée pour consoler les chrétiens de la fin des temps sans scandaliser les chrétiens des autres époques où Rome accomplissait son devoir, où Rome était bien la pierre de l’édifice spirituel et par-là l’obstacle au déferlement des esprits ténébreux et non le « siège de l’antéchrist ».

« Saint Paul parle de ces mystères sur un ton de réserve comme s’il ne pouvait en dire davantage, et, en même temps, dans un style apocalyptique qui n’a son pareil qu’au chapitre XXIV de saint Matthieu et dans l’Apocalypse de saint Jean »[23].

L’apostasie étant réellement une défection religieuse et sacerdotale, le divin Maître nous a prévenus qu’à la fin des temps la séduction qui sera exercée par ces faux messies et ces faux prophètes mettra en péril le salut des hommes et sera un danger pour les élus eux-mêmes (Mt 24, 11-24).

Saint Thomas dit « que l’Antéchrist semblera obscurcir l’Église. » Et saint Augustin enseigne que les chrétiens « qui refusent d’adorer la bête et son image » sont « ceux qui observent ce que dit l’Apôtre : “Ne vous attelez pas à un même joug avec les infidèles” [Ce qui revient à refuser l’œcuménisme promu par Vatican II]. Ils ne l’adorent pas, c’est-à-dire lui refusent adhésion et soumission ; ils ne reçoivent pas son signe, c’est-à-dire la marque du crime, ni au front à cause de la foi qu’ils professent, ni à la main à cause de leurs œuvres. […] “Dès maintenant, en effet, le mystère d’iniquité est à l’œuvre”, se rapporte uniquement aux méchants et aux hypocrites qui sont dans l’Église jusqu’à ce qu’ils parviennent à un nombre assez fort pour former un grand peuple à l’Antéchrist : c’est là le mystère d’iniquité, parce qu’il paraît caché ; l’Apôtre exhorterait les fidèles à se maintenir persévéramment dans la foi qu’ils tiennent, en disant : “seulement, que celui qui tient à présent tienne jusqu’à ce qu’il soit écarté”, c’est-à-dire jusqu’à ce que sorte du milieu de l’Église le mystère d’iniquité qui est maintenant caché. »[24]

d) La passion de l’Église.

Il est impossible, sans trahir la foi, d’identifier les juifs contemporains à l’Israël biblique. Le judaïsme que nous connaissons aujourd’hui est, non pas le frère aîné, mais une sœur jalouse du christianisme. L’Église conciliaire qui se plaît à considérer deux “Israël” est un non-sens théologique qui, de plus, adopte l’approche juive pour laquelle le Christ aurait été le fondateur de la religion des goïm. Ce langage est un reniement du Christ et de sa passion rédemptrice, un acte de cruauté envers les Juifs qui renforce leur rejet aveugle et opiniâtre du Messie – seul remède qui pourrait les sauver- et une caution à l’idéologie juive et à son prétendu « droit contractuel et éternel à posséder la Terre sainte« . Cette idéologie talmudique et sioniste, qui a déjà coûté beaucoup de sang, est « ennemie de l’humanité ».

Les Jean-Paul II, Benoît XVI, François… après avoir découronné le Christ, Roi des nations, se sont faits les complices de ces juifs qui se prétendent de « la race d’Abraham ». Mais Notre Seigneur Jésus-Christ avait déjà répondu à cette imposture : « Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Ce n’est point ce qu’a fait Abraham. Vous faites les œuvres de votre père. Le père dont vous êtes issus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les desseins de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et n’est point demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a point de vérité en lui. »[25]

Certains, devant cette infidélité et cette trahison de la hiérarchie, ont évoqué la passion pour l’Église.

Après sa crucifixion par les juifs, le corps mort de Notre Seigneur a été sans âme humaine et donc sans vie humaine. Pourtant ce corps humainement mort est resté mystérieusement uni à la divinité. Or, l’Église est humaine et divine à l’image du Christ. Ne pourrait-on pas alors la dire humainement morte dans sa hiérarchie qui n’existe plus que matériellement, qui n’est plus formellement magistère et autorité car séparée de Dieu ? Il est certes impossible qu’un corps naturel puisse vivre sans âme, mais l’Église société surnaturelle dont l’âme est l’Esprit-Saint, ne pourrait-elle pas, dans les derniers temps exceptionnels de l’apostasie, continuer de faire vivre divinement le corps malgré la mort spirituelle de sa hiérarchie ?

« Où que soit le corps, là se rassembleront les aigles. Aussitôt après la tribulation de ces jours, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera pas sa clarté, les astres tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlés. » Mt 24, 28 évangile de la fin des temps….

La prophétie mystérieuse : « Là où sera le corps [mort], s’assembleront les aigles« , ne trouverait-elle pas son accomplissement particulièrement à la fin des Temps. Le corps mort étant le Christ, les aigles les âmes assoiffées de Dieu, et le soleil obscurci l’éclipse de la hiérarchie due à son apostasie. Le cadavre divin de l’Église morte en ses Institutions serait cependant toujours capable de nourrir grâce à la promesse du Christ toujours uni avec ses élus ? Notre Seigneur était toujours capable de donner la Vie, même quand Il ne fut plus qu’un cadavre. Et c’est le propre d’un corps saint que d’opérer des miracles même après sa mort. Même au tombeau, la vie éternelle est dans ce cadavre. Et seuls les aigles, c’est-à-dire les âmes héroïques et saintes que rien n’arrête, avant que de se reposer en Dieu (et pour cela il faut passer par la mort mystique), pourront se nourrir de la Vie aux temps de l’Antéchrist, aux temps où la Vie ne se trouvera plus, ici-bas, que dans le divin cadavre de l’Église. « Vous avez fait mourir le chef de la vie » dira saint Pierre dans une expression apparemment contradictoire (Act 3, 15).

Que cette explication soit juste ou pas, nous vivons un mystère qui dépasse nos intelligences, au même titre que celui du mystère de la Passion du Fils de Dieu[26]. La passion du Christ, qui fut « l’heure et la puissance des ténèbres » a, par permission divine, éclipsé la puissance de la divinité de Jésus. Les ennemis de l’Église du Christ ne pourrait-il pas réussir ce qu’avait réussi les ennemis du Christ ? Par permission divine, le Christ avait tout perdu liberté, réputation, beauté, pudeur et même la vie de son corps adorable, sauf sa divinité invisible. L’Église est aujourd’hui humainement humilié et éclipsé, la puissance de sa divinité n’apparaît plus, des antichrists usurpent ou abusent des postes d’autorités.

D’autres ont préféré, plutôt que d’user du terme de “passion de l’Église”, parlé d’« éclipse » à la suite de ce passage de l’Apocalypse : « Et je vis, quand il eut ouvert le sixième sceau, qu’il se fit un grand tremblement de terre, et le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière parut comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent vers la terre, comme les figues vertes tombent d’un figuier secoué par un gros vent. »[27]

L’astre catholique serait obscurci par le passage éphémère de l’astre conciliaire, comme un chêne caché et parasité par du lierre. Les étoiles du ciel sont les évêques qui devaient guider le peuple mais qui ont quitté leur poste, n’accomplissant plus leur devoir. Cette éclipse ou cette passion sème confusion et désorientation, sauf pour les élus qui ont encore les yeux de la foi pour voir à travers les ténèbres, et à qui Dieu a donné l’intelligence de la foi et des Écritures…

« L’Église est quand même vivante, elle ne peut pas mourir, elle ne peut pas disparaître. Par conséquent, c’est un visage actuellement qui n’est pas le vrai visage de l’Église, mais le vrai visage de l’Église demeure toujours. […] Car l’Église, ce n’est pas que Rome, bien sûr ! L’Église c’est tous ceux qui sont attachés à Notre Seigneur, qui vivent de Notre Seigneur Jésus-Christ et qui sont attachés au Corps mystique de l’Église. »[28]

Certains font remarquer que même des temps exceptionnels ne peuvent contredire ni la nature même de l’Église ni les promesses du Christ pour son Église. Pourrait-on alors répondre que de nombreuses vérités dans l’Écriture s’expriment avec des restrictions implicites ? Quand l’Écriture dit que “tous ont péché”, elle exceptait sans le dire explicitement Marie. Ne pourrait-on pas, de même, dire que l’Église de Rome sera toujours fidèle, excepté au temps de la grande apostasie ? L’obstacle, Rome, de fait, n’a-t-il pas déjà cédé ? Face aux erreurs gravissimes de Rome, dans sa réponse aux “dubia” de Mgr Lefebvre, ce dernier remarquait :

« On ne peut pas accepter la liberté de pensée, la liberté de religion, toutes les libertés humaines. Cela va contre la loi du Bon Dieu. Ce n’est pas possible. Alors, nous avons bien le désir de répondre à nouveau et de chercher à montrer les erreurs qui figurent dans ces réponses. C’est une chose très grave. Nous le faisons vraiment comme un devoir de conscience, dans l’histoire de l’Église. Car nous vivons là, dans l’Église, des heures excessivement importantes, qui préparent — si elles continuent — la venue de l’Antéchrist. Parce que l’Antéchrist ne trouvera plus d’objections devant lui. Il n’y aura plus rien qui l’empêchera d’être le roi du monde. »[29]

Certains objectent : « Dans ce cas, que devient la promesse de Notre Seigneur d’être avec nous pour toujours ? Dieu ne peut, parce qu’il s’y est engagé, cesser de faire subsister son Église comme société humaine ».

Le grand catéchisme de saint Pie X enseigne que « l’âme de l’Église consiste en ce qu’elle a d’intérieur et de spirituel, c’est-à-dire la foi, l’espérance, la charité, les dons de la grâce et de l’Esprit Saint et tous les trésors célestes qui en sont dérivés par les mérites du Christ rédempteur et des saints » et que « le corps de l’Église consiste en ce qu’elle a de visible et d’extérieur, comme l’association de ses fidèles, son culte, son ministère d’enseignement, son organisation extérieure et son gouvernement ».

Dieu, qui est la vie et la résurrection, ne peut-il pas rester toujours uni à l’âme de l’Église (les chrétiens fidèles) et au corps de l’Église (une hiérarchie formellement morte mais toujours présente matériellement) ? La promesse du Christ, “Je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles”, ne doit-elle pas s’entendre tout simplement dans le sens de cette exhortation de saint Ambroise : « Personne ne peut vous enlever le Christ, si vous-même ne commencez par vous détacher de lui » ?

On fera remarquer que cette explication semble contredire l’enseignement de Léon XIII :

« Si nous regardons en elle le but dernier qu’elle poursuit, et les causes immédiates par lesquelles elle produit la sainteté dans les âmes, assurément l’Église est spirituelle ; mais si nous considérons les membres dont elle se compose, et les moyens mêmes par lesquels les dons spirituels arrivent jusqu’à nous, l’Église est extérieure et nécessairement visible. […] L’ensemble et l’union de ces deux éléments est absolument nécessaire à la véritable Église, à peu près comme l’intime union de l’âme et du corps est indispensable à la nature humaine. L’Église n’est point une sorte de cadavre : elle est le corps du Christ, animé de sa vie surnaturelle. Le Christ, lui-même, chef et modèle, de l’Église, n’est pas entier si on regarde en lui, soit exclusivement la nature humaine et visible, comme font les partisans de Photin et de Nestorius, soit uniquement la nature divine et invisible, comme font les monophysites ; mais le Christ est un par l’union des deux natures, visible et invisible, et il est un, dans toutes les deux […]. L’Église chancellera si son fondement chancelle ; mais comment pourrait chanceler le Christ ? Tant que le Christ ne chancellera point, l’Église ne fléchira jamais jusqu’à la fin des temps. »[30]

Mais si « l’Église est le corps du Christ », ne peut-elle pas connaître une passion à l’instar de son chef « à la fin des temps » où son corps sera pour un temps une sorte de cadavre ?

Saint Augustin, dans La Cité de Dieu, parle des mille ans achevés, c’est-à-dire de la fin du temps des nations. À ce moment, disent les Écritures, le diable sera relâché pour un peu de temps car, avant cela, il était « enchaîné et enfermé » :

« Sa libération consistera-t-elle donc à pouvoir fourvoyer l’Église ? Nullement, car jamais par lui ne sera séduite cette Église, prédestinée et élue avant la fondation du monde, dont il a été dit : le Seigneur connaît ceux qui sont à lui. Et pourtant, elle existera ici-bas, même au temps où le diable doit être délié, de même que, dès qu’elle a été instituée, elle a existé ici-bas et existera de tout temps dans les siens, je veux dire ceux qui en naissant succèdent à ceux qui meurent. […] Si parmi eux quelques-uns, vaincus, le suivent [le diable délié], c’est qu’ils n’appartiennent pas au nombre prédestiné des fils de Dieu. […] Il est donc infiniment plus croyable qu’en ce temps ne feront défaut ni ceux qui abandonnent l’Église, ni ceux qui adhèrent à l’Église ; mais assurément il y aura, et chez les parents pour faire baptiser leurs enfants, et chez ceux qui vont nouvellement croire alors, un courage si grand qu’ils surmonteront le fort même délié, c’est-à-dire qui les guette de toutes ses ruses et les presse de toutes ses forces comme jamais auparavant, qu’ils le déjoueront avec vigilance et qu’ils soutiendront son choc avec endurance, et ils s’arracheront ainsi à ce fort tout délié qu’il soit. […] De même, en effet, qu’il faut avouer que la charité d’un grand nombre se refroidit quand abonde l’iniquité, et que sous les coups des persécutions extraordinaires et très violentes et des tromperies du diable déjà déchaîné, ceux qui ne sont pas inscrits au livre de vie lâcheront pied en grand nombre ; ainsi faut-il penser que non seulement ce temps trouvera des bons vraiment fidèles, mais que quelques-uns aussi qui seront encore dehors, par le secours de la grâce de Dieu et l’étude des Écritures où se trouve annoncée entre autres choses cette fin qu’ils sentent déjà proche, deviendront plus assurés pour croire ce qu’ils ne croyaient pas et plus courageux pour vaincre le diable même déchaîné. »[31]

Les élus seuls seront donc vainqueurs et feront partie de cette Église contre laquelle les portes de l’enfer n’auront pas prévalu. Toutes les promesses de Notre Seigneur se réaliseraient donc :

« Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu’il demeure toujours avec vous ; c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point : mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure au milieu de vous ; et il sera en vous. Je ne vous laisserai point orphelins ; je viendrai à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez, parce que je vis et que vous vivez. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. »[32]

Saint Augustin dit que le monde ne peut pas recevoir l’Esprit saint, comme l’injustice ne peut être juste. Le monde, c’est-à-dire ceux qui aiment le monde, ne peut pas recevoir l’Esprit saint, parce qu’il ne le voit point. « Pour vous, vous le connaîtrez, parce qu’il demeurera au milieu de vous. » Et afin que l’on n’entende pas ces paroles: « Il demeurera au milieu de vous », d’une demeure visible, comme celle d’un hôte à qui l’on donne l’hospitalité, Notre Seigneur ajoute : « et il sera en vous. » L’Écriture et les Pères insistent donc bien sur les biens intérieurs des fidèles et l’âme de l’Église.

La révélation du Christ sur son Église ne peut pas se réduire pas à cette unique sentence : « les portes de l’enfer… ». L’Écriture a aussi révélé cette autre parole : « Et il fut donné à la Bête de faire la guerre aux saints et de les vaincre… » “Saints” et “les” désignent les chrétiens. Mais comment vaincre les saints puisqu’ils sont saints ? La seule explication à cet enseignement est de comprendre que la défaite des saints ne sera pas intérieure (ils sont et restent saints) mais extérieure, temporelle, sociale… Et il est intéressant de constater que seul le magistère des XIXe et XXe siècles nous a mis en garde contre les malheurs de la société et de l’Église ici-bas comme étant ceux de la fin des temps.

« Nous pouvons dire en toute vérité, c’est maintenant l’heure accordée à la puissance des ténèbres pour cribler, comme le froment, les enfants d’élection. […] C’est en vérité que nous disons qu’il est ouvert ce puits de l’abîme, d’où saint Jean vit monter une fumée qui obscurcissait le soleil et des sauterelles sortir pour la dévastation de la terre. »[33]

« Nous éprouvons une sorte de terreur à considérer les conditions funestes de l’humanité à l’heure présente. Peut-on ignorer la maladie si profonde et si grave qui travaille, en ce moment bien plus que par le passé, la société humaine et qui s’aggravant de jour en jour et la rongeant jusqu’aux moelles, l’entraîne à sa ruine ? Cette maladie, vénérables frères, vous la connaissez, c’est à l’égard de Dieu, l’abandon et l’apostasie […]. Qui pèse ces choses, a droit de craindre qu’une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des temps […]. L’homme, avec une témérité sans nom, a usurpé la place du créateur en s’élevant au-dessus de ce qui porte le nom de Dieu, c’est là, au dire même de l’Apôtre[34], le caractère propre de l’Antéchrist. »[35]

Et quel que soient le sens et l’interprétation que l’on donne ou que l’on choisisse de tel ou tel passage des Écritures, les faits sont les faits :

« Nous vivons dans un temps vraiment exceptionnel et, croyons-nous, apocalyptique… »[36] ; « La rupture ne vient donc pas de nous, mais de Paul VI et Jean-Paul II, qui rompent avec leurs prédécesseurs. »[37] ; « C’est à Rome que l’hérésie est installée. Si les évêques sont hérétiques (même sans prendre ce terme au sens et avec les conséquences canoniques), ce n’est pas sans l’influence de Rome. »[38]

« Hélas, c’est là que nous touchons vraiment au “mystère d’iniquité” (2 Thess. 2, 7), dès le lendemain de la Révolution, le démon suscita à l’intérieur de l’Église des hommes remplis de l’esprit d’orgueil et de nouveauté, se posant en réformateurs inspirés, qui, rêvant de réconcilier l’Église avec le libéralisme, tentèrent de réaliser une union adultère entre l’Église et les principes de la Révolution ! »[39]

« Ce regroupement [de documents] jette une lumière tellement fulgurante sur la Révolution doctrinale inaugurée officiellement dans l’Église par le Concile et continuée jusqu’à nos jours, qu’on ne peut s’empêcher de penser au “Siège d’iniquité” prédit par Léon XIII, ou à la perte de la foi de Rome prédite par Notre Dame à la Salette. La diffusion et l’adhésion des autorités romaines aux erreurs maçonniques condamnées maintes fois par leurs prédécesseurs est un grand mystère d’iniquité qui ruine dans ses fondements la foi catholique. »[40]

L’apostasie universelle que nous vivons qui est l’heure de la puissance des ténèbres serait une sorte de passion pour le corps mystique du Christ « afin que l’Ecriture s’accomplisse… » Car ce ne peut pas être en vain que l’Apocalypse nous révèle que le faux prophète sera un agneau (ressemblant au Christ) à la voix de dragon (agissant pour le diable).

Nous vivons la fin des temps. Et les souffrances de cette époque doivent servir le plan de notre Rédemption, en unissant nos épreuves et nos souffrances à celle de l’agonie de Notre Seigneur. Cette passion de l’Église nous fait revivre le drame du jardin des oliviers. Notre Seigneur attend de nous ce qu’il attendait de ses apôtres : qu’ils participent mystiquement aux épreuves de sa Passion :

« Mon âme est triste jusqu’à la mort; restez ici et veillez avec moi. […] Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, afin que vous n’entriez point en tentation. L’esprit est ardent, mais la chair est faible. » (Mt 26, 40-48)

e) Le “pusillus grex”.

Jésus a été trahi par les siens, L’Église a été trahi par les siens… Ce drame de la passion de l’Église auquel nous devons participer est un honneur que Dieu fait aux fidèles des derniers temps : participer à sa passion par la foi en supportant une fin ignominieuse avant une résurrection glorieuse.

Nous savons que le “mysterium iniquitatis” est déjà à l’œuvre (II Thess., II, 7), mais nous ne connaissons pas les limites de son pouvoir. Il est donc imprudent de fixer soi-même des limites à l’épreuve. Quand Dieu donna la permission au diable d’éprouver Job, licence totale lui fut accordée, hormis d’attenter à la vie du saint homme…

« Le grand schisme d’Occident me suggère une réflexion que je m’autorise à exprimer ici. Si ce schisme n’avait pas eu lieu, l’hypothèse d’un tel événement paraîtrait chimérique à beaucoup. Ils diraient que cela ne pouvait pas être ; Dieu ne permettrait pas que l’Église se trouve dans une si triste situation. Les hérésies pourraient surgir et durer péniblement, par la faute et pour la perdition de leurs auteurs et complices, à la très grande détresse aussi des fidèles à laquelle pourrait s’ajouter la persécution là où les hérétiques l’emporteraient. Mais que les catholiques soient divisés sur l’identité du pontife, que la vraie Église reste entre trente et quarante ans sans chef bien connu et connaissable […], ceci ne pourrait arriver. Et pourtant c’est arrivé. Et nous n’avons pas de garantie que cela ne se renouvellera pas, bien que nous puissions espérer le contraire. Mon inférence est celle-ci : nous ne devrions pas être trop prompts à nous prononcer sur la question de ce que Dieu pourrait permettre. Nous savons avec une certitude absolue qu’Il tiendra ses promesses […]. Il soutiendra son Église et lui permettra de triompher de tout ennemi et de toute difficulté. Il donnera à chacun des fidèles les grâces qu’il lui faut pour faire son salut, comme Il l’a fait durant ce schisme et durant toutes les souffrances et épreuves que l’Église a traversées dès le début. Nous pouvons même avoir la confiance qu’Il fera bien plus qu’Il n’a promis […]. Mais il pourrait arriver à nous et à de futures générations de chrétiens de voir des malheurs pires encore que ceux que nous avons vus jusqu’ici, et cela même avant l’approche imminente du jour du jugement. Je ne me réclame pas prophète, mais je voudrais signaler qu’il ne faut pas considérer comme pratiquement impossibles des éventualités dans l’ordre ecclésiastique au seul titre qu’elles seraient terribles et lamentables au plus haut point. »[41]

Le 8 novembre 1859, le cardinal Pie prononça dans l’église cathédrale de Nantes des paroles prophétiques sur notre sujet :

« Que ne m’est-il donné d’introduire au milieu de cette assistance la personne adorable du Sauveur Jésus, et de lui demander comme au prophète : quelles sont ces blessures dont vous êtes couvert, ces coups dont vous êtes meurtri ? Sa réponse ne serait pas douteuse. Ah ! dirait-il, ce n’est pas précisément par la main de mes ennemis, c’est dans la maison de mes amis que j’ai été ainsi maltraité ; de mes amis qui n’ont rien su oser pour ma défense, et qui se sont faits à tout propos les complices de mes adversaires. Il ne faut pas se heurter à des impossibilités, dites-vous ? Et moi je vous réponds que la lutte du chrétien avec l’impossible est une lutte commandée, une lutte nécessaire. Car que dites-vous donc chaque jour : “Notre Père qui êtes dans les cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel”. Sur la terre comme au ciel, mais c’est l’impossible ! Oui, c’est l’impossible ; et cet impossible, il faut travailler ici-bas, chacun selon nos forces, à en obtenir toute la réalisation qui est en notre pouvoir. […] Le mal se produira jusqu’à la fin sous mille formes diverses. Le vaincre entièrement ici-bas, le détruire de fond en comble […], c’est un triomphe définitif qui ne sera donné à aucun de nous, mais que chacun de nous n’en doit pas moins ambitionner avec espérance contre l’espérance même. […] Car je veux le dire à ces chrétiens pusillanimes, à ces chrétiens qui se font esclaves de la popularité, adorateurs du succès, et que les moindres progrès du mal déconcertent : Ah ! affectés comme ils sont, plaise à Dieu que les angoisses de l’épreuve dernière leur soient épargnées ! Cette épreuve est-elle prochaine, est-elle éloignée : nul ne le sait, et je n’ose rien augurer à cet égard […]. Mais ce qui est certain, c’est qu’à mesure que le monde approchera de son terme, les méchants et les séducteurs auront de plus en plus l’avantage[42]. On ne trouvera quasi plus la foi sur la terre[43], c’est-à-dire, elle aura presque complètement disparu de toutes les institutions terrestres. Les croyants eux-mêmes oseront à peine faire une profession publique et sociale de leurs croyances. La scission, la séparation, le divorce des sociétés avec Dieu, qui est donné par saint Paul comme un signe précurseur de la fin, ira se consommant de jour en jour.[44] L’Église, société sans doute toujours visible, sera de plus en plus ramenée à des proportions simplement individuelles et domestiques. […] Elle se verra disputer le terrain pied à pied ; elle sera cernée, resserrée de toutes parts ; autant les siècles l’ont faite grande, autant on s’appliquera à la restreindre. Enfin il y aura pour l’Église de la terre comme une véritable défaite : “Il sera donné à la bête de faire la guerre avec les saints et de les vaincre”[45]. L’insolence du mal sera à son comble. Or, dans cette extrémité des choses, dans cet état désespéré, sur ce globe livré au triomphe du mal et qui sera bientôt envahi par la flamme[46], que devront faire encore tous les vrais chrétiens, tous les bons, tous les saints, tous les hommes de foi et de courage ? S’acharnant à une impossibilité plus palpable que jamais, ils diront avec un redoublement d’énergie, et par l’ardeur de leurs prières, et par l’activité de leurs œuvres, et par l’intrépidité de leurs luttes : ô Dieu, ô notre Père, qui êtes dans les cieux, que votre nom soit sanctifié sur la terre comme au ciel, que votre règne arrive sur la terre comme au ciel, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel […] ; Ainsi le sénat des cieux, tous les chœurs des anges, tous les ordres des bienheureux viendront au-devant des généreux athlètes qui auront soutenu le combat jusqu’au bout, espérant contre l’espérance même : contra spem in spem. Et alors, cet idéal impossible, que tous les élus de tous les siècles avaient obstinément poursuivi, deviendra enfin une réalité. »[47]

L’Église que Notre Seigneur sauvera sera son Église, un « pusillus grex » : « ne crains point, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. » Luc., XII. 32.

Selon saint Bède le Vénérable, « Notre Seigneur appelle encore petit le troupeau des élus, soit par comparaison avec le grand nombre des réprouvés, soit plutôt à cause de l’amour des élus pour l’humilité ». Selon saint Cyrille, « bien que ce troupeau soit petit (par la nature, le nombre, et l’éclat), cependant, c’est à ce petit troupeau que la bonté du Père a donné l’héritage des esprits célestes, c’est-à-dire le royaume des cieux ».

Ajoutons maintenant à tout cela une citation tout à fait étrange et déroutante. Au sujet d’une conjecture possible sur l’avenir de l’Église, Romano Amerio faisait sienne la pensée exprimée par « Mgr Montini étant évêque, qu’il confirma étant pape : l’Église continuera de s’ouvrir et de se conformer au monde, donc de se dénaturer, mais sa substance surnaturelle sera préservée en se restreignant à un résidu minimum, et sa fin surnaturelle continuera d’être poursuivie fidèlement par un reste dans le monde. A l’expansion trompeuse de l’Église qui se dilue dans le monde correspond une contraction progressive et un appauvrissement dans un petit nombre d’hommes, dans une minorité qui semble insignifiante et mourante, mais qui contient la concentration des élus, le témoignage indéfectible de la foi. L’Église sera une poignée de vaincus comme l’a prédit Paul VI dans son discours du 18 février 1976. »[48]

Avons-nous là une prophétie à l’instar de celle de Caïphe pour la simple raison qu’il « était grand prêtre cette année-là. » ? Caïphe fait crucifier le Christ mais l’Esprit de Dieu se sert de son infidèle et criminel ministre pour dire une vérité qu’il ne comprend pas lui-même et dont il ne profitera pas. L’Esprit de Dieu a-t-il agi de la même manière avec celui qui gouvernait “l’autodestruction de l’Église” en laissant pénétrer “la fumée de Satan dans le Temple de Dieu” ?[49]

L’Église peut être une société visible et parfaite tout en étant numériquement et géographiquement peu étendue. Aux premiers temps de son histoire, elle se composait seulement d’une poignée de membres et ne fleurissait que dans de petites régions de la Méditerranée. Elle s’est répandue ensuite sur toute la terre. Mais il est théologiquement possible que, au cours d’une époque d’apostasie, le nombre de ses membres se réduise extraordinairement. Car n’oublions pas que l’Antéchrist fait ses œuvres sous l’impulsion de Satan, à la manière du serpent, par tromperie, faisant « de grands prodiges et des choses étonnantes, jusqu’à séduire, s’il était possible, les élus eux-mêmes. »

Saint Thomas dans son commentaire insiste sur l’esprit de prière à avoir et à entretenir pour témoigner d’une vie fidèle.

« Parce qu’ils n’ont pas reçu et aimé la vérité pour être sauvés. […] Dieu leur enverra des illusions si séduisantes qu’ils croiront au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont point cru à la vérité et qui ont consenti à l’iniquité soient damnés […] C’est pourquoi, mes frères, demeurez fermes, et conservez les traditions que vous avez apprises, soit par nos paroles, soit par notre lettre. » (2 Thess 2, 10 à 16)

Croire au mensonge, c’est-à-dire à la fausse doctrine de l’Antéchrist, sera une punition pour nos fautes. Il n’y aura pas de séduction, ni d’illusions efficaces, ni d’esprit d’étourdissement pour ceux qui ont cru à la vérité et qui ont servi Dieu en vérité. Voilà pourquoi ces temps apocalyptiques doivent nous pousser à de continuelles actions de grâces ! Saint Paul y revient sans cesse dans ses enseignements. Aux Romains : « nous, frères chéris de Dieu, nous nous sentons obligés de rendre pour vous à Dieu de continuelles actions de grâces […] Et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés… ». Aux Ephésiens : « Il nous a élus en lui avant la création du monde, par l’amour qu’il nous a porté, afin que nous fussions saints… »

Le mystère d’iniquité ne doit donc pas nous faire oublier les réalités du mystère de la grâce.

Le Christ viendra-t-il tard ? Viendra-t-il bientôt ? Seul celui qui avoue ne pas savoir, dit saint Augustin dans une de ses lettres, « parle avec sagesse, puisqu’il parle avec le Christ lui-même ». Les autres qui concluent soit tard, soit tôt, sont des séducteurs dangereux pour la foi, mais celui qui dit : il viendra bientôt, est « davantage dans l’erreur, car le terme passé, les hommes se laisseraient aller au désespoir et regarderaient comme faux ce qui est écrit ». Mais si Notre Seigneur a volontairement laissé la fin dans une certaine pénombre, sa consigne, elle, est claire : « Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure… »[50]

A suivre.

Abbé Olivier Rioult

[1] Commentaires du P. Buzy, S.C.J. de Bétharram, La sainte Bible, Tome XII, Pirot-Clamer, 1946, p. 181-182.

[2] Commentaires du P. Buzy, S.C.J. de Bétharram, La sainte Bible, Tome XII, Pirot-Clamer, 1946, p. 182.

Saint Paul parle lui aussi au pluriel : « Mes petits enfants, c’est la dernière heure. Comme vous avez appris que l’antéchrist doit venir, aussi y a-t-il maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. » I Jn II, 18.

[3] Commentaires du P. Buzy, S.C.J. de Bétharram, La sainte Bible, Tome XII, Pirot-Clamer, 1946, p. 183.

[4] Jacques Maritain, « À propos de la question juive »,  La Vie spirituelle, juillet 1921.

[5] Le nouveau testament de Notre Seigneur Jésus-Christ traduit sur le texte original, 1932. Note de l’abbé Crampon.

[6] Le cardinal Billot, La Parousie, 1919.

[7] Abbé Arminjon missionnaire apostolique, Fin du monde présent et mystères de la vie future, 1881.

[8] Philosophe d’origine juive à ne pas confondre avec le ministre responsable de la loi sur l’avortement.

[9] Joseph Lémann (1835-1916), Les Juifs dans la Révolution française (1889). Fils d’une famille bourgeoise juive de Lyon, il se convertit avec son frère Augustin au catholicisme par l’intermédiaire du père Ratisbonne.

[10] Un membre du Congrès, John Rankin, de l’État du Mississippi, déclara : « En tant que représentant du peuple américain, je voudrais dire que ce qui se passe à Nuremberg, en Allemagne, est une honte pour les États-Unis. […] Deux ans et demi après la fin de la guerre, une minorité raciale est en train non seulement de pendre des soldats allemands à Nuremberg mais de traduire en justice des hommes d’affaires allemands au nom des États-Unis. » (Congressional Record – House, vol. 93, chap. 9, 28 novembre 1947). Et une lettre, du 20 septembre 1945, du Procureur de Nuremberg Thomas J. Dodd, à sa femme nous apprend quelle est cette minorité raciale : « L’équipe se compose à soixante-quinze pour cent de Juifs » (Christopher J. Dodd et Lary Bloom, Lettres de Nuremberg – Le Procureur américain raconte, Presses de la cité, fév. 2009, p. 180-183)

[11] Israël Adam Shamir, Notre-Dame des douleurs, BookSurge, 2006.

[12] Commentaires du P. Buzy, S.C.J. de Bétharram, La sainte Bible, Tome XII, Pirot-Clamer, 1946, p. 183-184.

[13] A Mayence, le 17 novembre 1980, Jean-Paul II, dans son allocution aux représentants de la communauté juive de l’Allemagne fédérale, affirmait que « l’ancienne Alliance n’avait jamais été révoquée. » Jean-Paul II, Lettre du 22 mai 2004 au grand rabbin de Rome dans DC n° 2316, p. 553 : « Vous continuez à être le peuple premier-né de l’Alliance ».

[14] Benoît XVI, lors de sa visite en Allemagne en septembre 2011 et aux députés du Bundestag, a déclaré à Dieter Graumann, président du Conseil central des juifs d’Allemagne :

« Avec reconnaissance, je voudrais aussi évoquer le dialogue entre l’Église catholique et le Judaïsme, un dialogue qui s’approfondit. L’Église ressent une grande proximité avec le peuple juif. Avec la Déclaration Nostra ætate du Concile Vatican II, on a commencé à “parcourir un chemin irrévocable de dialogue, de fraternité et d’amitié” (Discours à la Synagogue de Rome, 17 janvier 2010). Ceci vaut pour l’Église catholique tout entière, dans laquelle le bienheureux Pape Jean-Paul II s’est engagé de façon particulièrement vigoureuse en faveur de ce nouveau chemin. […] A côté de ces initiatives importantes il me semble que nous chrétiens nous devons nous rendre toujours plus compte de notre affinité intérieure avec le judaïsme, vous en avez parlé. Pour les chrétiens il ne peut y avoir une rupture dans l’événement du salut. Le salut vient justement des Juifs (Jn 4, 22). Là où le conflit de Jésus avec le Judaïsme de son temps est vu de manière superficielle comme un détachement de l’Ancienne Alliance, il finit par être réduit à une idée de libération qui mésinterprète la Torah comme étant seulement l’observance servile de rites et de prescriptions extérieures. […] Le message d’espérance que les livres de la Bible hébraïque et de l’Ancien Ttestament chrétien transmettent, a été assimilé et développé par des juifs et des chrétiens de diverses façons. […] Juifs et Chrétiens ont certainement une responsabilité commune pour le développement de la société, laquelle possède toujours aussi une dimension religieuse. Puissent tous les intéressés continuer ensemble ce chemin. Pour cela que l’Unique et le Tout-Puissant – Ha Kadosch Baruch Hu – donne sa Bénédiction. Je vous remercie. »

[15] Saint Thomas d’Aquin, Catena aurea, Matthieu 24.

[16] Israël Shamir, La Bataille du discours, p.272.

[17] Le Dr Seelig comme la famille Jacobs, parmi les premiers à militer pour la puce implantable, sont d’origine israélite. Pour de nombreux observateurs, il existe un lien très serré entre une certaine manière de concevoir le messianisme juif et le projet de puce implantable. Pour le Talmud, les Goyim étant à l’origine du mal dans le monde, il convient de les empêcher de faire le mal et pour cela de les surveiller. La puce implantable permettrait d’y parvenir et de se rapprocher ainsi du Tikkoun (la réparation du monde) précédant la venue du messie. Le peuple élu serait alors à même de faire le bien et de contrôler le mal fait par les nations, accélérant ainsi la venue du messie.

[18] « L’idéologie démocratique qui annihile nos défenses immunitaires, nous empêche de nous protéger et de nous défendre contre nos ennemis repose depuis 1945, et plus encore depuis les années soixante — et cela n’a fait que s’accentuer depuis — sur un « devoir de mémoire » qui une véritable contre-religion. Laquelle repose sur la morale individualiste des droits de l’homme sans Dieu, exècre les valeurs prônées par l’Etat français, le travail, la famille, la patrie, la religion chrétienne. Elle refuse la morale naturelle et le fait qu’il y ait un ordre dans l’univers. Dans sa perspective, Dieu ne peut pas exister puisqu’il a permis Auschwitz. Et s’il existe, il s’est tu, c’est donc qu’il n’est ni tout-puissant ni infiniment bon. La religion de la Shoah débouche sur un athéisme pratique même si elle singe les rituels catholiques avec son culte des martyrs (les six millions), des saints (les Justes récompensés par l’Etat d’Israël), ses pèlerinages et processions (à Auschwitz, au Struthof et ailleurs), ses temples et ses cathédrales (les musées de l’Holocauste), ses reliques (les cheveux, les dents des déportés), son hagiographie (les livres d’Elie Wiesel, de Primo Levi), ses martyrologes (les murs et mémoriaux recensant l’identité et le patronyme des victimes), ses lieux de supplice (les chambres à gaz), ses tables de la loi (la déclaration des droits de l’homme, le jugement du tribunal militaire international de Nuremberg), ses grands prêtres et ses pontifes (Klarsfeld, Simone Veil), son inquisition (les tribunaux de la République), sa loi contre le blasphème (la loi Fabius-Gayssot et son équivalent dans une vingtaine de pays), ses juges (les magistrats), sa cité sainte (l’entité sioniste), ses archanges (Tsahal protégeant l’Eretz), ses prédicateurs et ses gardiens (les enseignants et tous les organes dirigeants, qu’ils soient politiques, médiatiques, religieux, syndicaux, économiques et financiers, associatifs, sportifs), ses saintes congrégations (le Congrès juif mondial, le B’nai B’rith, le CRIF, la LICRA, l’UEJF…), son enfer (tous les nationalistes, sauf les israéliens, les révisionnistes, les catholiques fidèles à la doctrine sur le nouvel Israël, à la théologie dite de la substitution), ses fidèles (la quasi-totalité de l’humanité), ses mécréants (les révisionnistes comme l’ancien président iranien, le professeur Faurisson et tous les révisionnistes). Si elle singe la religion chrétienne, cette contre-religion en constitue aussi l’inversion : à l’amour elle oppose la haine, à la vérité le mensonge, au pardon la vengeance, au respect des anciens la traque aux vieillards, à l’oubli des offenses l’imprescriptibilité des crimes, à l’esprit de pauvreté l’appât du gain, à l’humilité la volonté de domination, au sens du partage l’esprit de lucre, à la charité le chantage, au respect d’autrui le lynchage, à la discrétion des vertus domestiques le bruit et la fureur médiatiques, à la justice infinie de Dieu la partialité d’un tribunal des vainqueurs jugeant les vaincus. » Éditorial de Jérôme Bourbon, Jean-Marie Le Pen : le dernier homme libre ? Rivarol n°3183, 9/4/2015.

[19] « L’humanisme laïc et profane est apparu dans sa terrible stature et a, en un certain sens, défié le concile. La religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée avec la religion de l’homme qui s’est fait Dieu. Qu’est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème ? Cela pouvait arriver mais cela n’a pas eu lieu. La vieille histoire du Samaritain a été le modèle de la spiritualité du concile. Une sympathie sans bornes l’a envahi tout entier […]. Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme, nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme. » Doc. Cath., 66, Col. 59, 66.

[20] Bulle Turbato corde, 5 septembre 1288.

[21] Bulle Sufficere debuerat, 5 mars 1233.

[22] Bulle Sedes Apostolica, 1425.

[23] Commentaires du P. Buzy, S.C.J. de Bétharram, La sainte Bible, Tome XII, Pirot-Clamer, 1946, p. 179.

[24] Saint Augustin, La Cité de Dieu, Livre XX.

[25] Jn 8, 31 à 45. L’Apocalypse parle aussi de « quelques-uns de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs, et ne le sont point, mais ils mentent ; voici, je les ferai venir se prosterner à tes pieds, et ils connaîtront que je t’ai aimé ». Apoc. 3, 9.

[26] « Jésus dit : « c’est maintenant que le Prince de ce monde va être jeté. Et moi, quand j’aurai été élevé [en croix] de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. » Ce qu’il disait, c’était pour marquer de quelle mort il devait mourir. La foule lui répondit : « Nous avons appris par la Loi que le Christ demeure éternellement: comment donc dites-vous: il faut que le Fils de l’homme soit élevé [crucifié] ? Qui est le Fils de l’homme ? » » (Jean 12, 30-37)

[27] Apoc. 6, 12-13.

[28] Mgr Lefebvre, Cospec 55-B (17-01-1978) – Le mystère du Christ.

[29] Homélie, Pâques 19 avril 1987.

Le Concile de Constance et Martin V ont condamné l’hérétique Wyclif pour avoir méprisé « l’excommunication par le pape » comme « une sentence de l’Antéchrist » (Prop. n°30) et pour avoir affirmer que « l’Église romaine est la synagogue de Satan… » (Prop. n°37. »

Ces propositions condamnées par le magistère semble contredire l’avertissement de Notre Dame à la Salette : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist. » (Extrait du texte du secret de La Salette, 21 novembre 1878) Mgr Lefebvre, lui-même, disait : « Rome est dans l’apostasie. […] Je pense que l’on peut dire que ces personnes qui occupent Rome aujourd’hui sont des anti-Christ… Ils sont anti-Christ, c’est sûr, absolument certain. Alors, devant une situation comme celle-là, je crois que nous n’avons pas à nous préoccuper des réactions de ces gens-là, qui, nécessairement, sont contre nous. Donc, on peut résumer la situation en disant : “Si vous faites des évêques, vous serez excommunié”. Oui, je serai excommunié. Mais excommunié par qui et pourquoi ? Excommunié par ceux qui sont des anti-Christ, qui n’ont plus l’esprit catholique. »

Nous pensons que l’apparente contradiction entre Notre Dame, Mgr Lefebvre et le magistère peuvent se résoudre par une troisième proposition condamnée à Constance :

« Il n’est pas nécessaire au salut de croire que l’Église romaine est supérieure à toutes les autres. (Censure 🙂 C’est une erreur si par Église romaine on entend l’Église universelle ou le concile général, ou dans la mesure où il nierait la primauté du souverain pontife sur les autres Églises particulières ». (prop. n°41)

Le Concile de Constance fait étonnement lui-même une distinction entre Église romaine au sens de l’Église universelle qui a son principe sur Pierre évêque de Rome et Église romaine qui serait bien l’Église du Christ mais non pas toute l’Église du Christ. Cette distinction permettrait alors de parler d’une Rome « siège de l’antéchrist » sans nier les promesses du Christ à l’Église universelle.

[30] Satis cognitum, 29 juin 1896.

[31] Saint Augustin, La Cité de Dieu, livre XX.

[32] Joan., XIV, 16-26.

[33] Grégoire XVI, Mirari Vos, 1832.

La fumée dont parle l’Apocalypse (9, 2-3) désigne la doctrine hérétique qui étouffe et aveugle, empêchant le soleil, c’est-à-dire la lumière du Christ, de briller. Les sauterelles désignent, elles, les hérétiques eux-mêmes, car ils cherchent à s’élever en l’air par leurs propres forces mais ils retombent aussitôt sur terre, prouvant ainsi que leur doctrine est charnelle.

[34] II Thess 2, 3-4.

[35] Pie X, E Supremi Apostolatus, 4 octobre 1903.

[36] Retraite aux prêtres, Écône, sept. 1986.

[37] Déclaration de Mgr Lefebvre et de Mgr A. de Castro Mayer suite à la visite de Jean-Paul II à la synagogue et au congrès des religions à Assise, Buenos-Aires, 2 décembre 1986. Fideliter 55, janv.-fév. 1987.

[38] Retraite sacerdotale, Écône, 9 sept. 1988.

[39] Mgr Lefebvre, Ils L’ont découronné, 1987, Introduction.

[40] Présentation du premier numéro de la Documentation sur la Révolution dans l’Église, 4 Mars 1991, dernier texte de Mgr Lefebvre.

[41] R.P. Edmund O’Reilly, S.J. (professeur à l’Université catholique de Dublin), The Relations of the Church to Society, 1882, pp. 287-288.

[42] II Tim. 3, 13.

[43] Luc 18, 8.

[44] II Thess. 1, 3.

[45] Apoc. 13, 7.

[46] II Petr. 3, 10-11.

[47] Discours pour la solennité de la réception des reliques de saint Émilien, évêque de Nantes, prononcé par Monseigneur Pie.

[48] Romano Amerio, Iota unum, Nouvelles Éditions Latines, 1987, épilogue, p. 616.

[49] Discours du 7 décembre 68, D.C, 1969, col. 12. & Discours du 29 juin 72, D.C, 1972, col 658.

[50] Saint Augustin, Lettre CXCIX. (Année 418.)

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