L’impossible réconciliation

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Le texte intégral de la présentation par l’abbé Rioult se trouve également ci-dessous

Une version du livre en Anglais est paru et disponible uniquement sur Amazon pour livraison partout dans le monde cliquez ici pour retrouver le livre uniquement en ANGLAIS sur amazon. Bon de commande Chers fidèles,

voici deux livres qui déplaisent à Big Brother. Pour ma sécurité j’en suis réduit à vous les présenter avec ce masque. Le PolitBuro est en pleine activité. Le Commissaire politique Thovonof recherche jour et nuit les ennemis du parti. Il ne recule devant aucune répression. Vous savez que des supérieurs subissent des pressions énormes du commissaire pour qu’ils approuvent des textes écrits par lui. Menzingen gouverne mal mais se défend bien !

En un an : un évêque expulsé, plusieurs prêtres chassés (Pfeiffer, Chazal, Hewko, Voigt, Trincado, …) et plus d’une dizaine mis au placard et sans ministère (les abbés Buffet, Doran, Entsfellner, Faure, Isaguirre, Ortiz, Pinaud, Salenave, Vargas, Zaby. Et votre serviteur)

Que faire ? Devons-nous nous cacher et nous taire ? Mais de quoi devrions-nous avoir honte ? De rien ! Alors n’ayons plus peur de crier la vérité sur les toits. C’est la vérité qui rend libre. Faisons comme l’abbé Pivert. Enlevons nos masques et agissons en plein jour comme des enfants de lumière.

Grâce au livre de l’abbé Pivert, on redécouvre à travers mille citations connues et inconnues de Mgr Lefebvre notre religion en ce qu’elle a d’essentielle : Notre Seigneur est Dieu et Roi. On comprend mieux la nocivité des catholiques libéraux qui trahissent le règne de NSJC et leur complicité objective avec les ennemis de la divinité du Christ.

Mais étrangement l’auteur, au lieu de recevoir les louanges de la Maison générale, a reçu des blâmes. Etonnant ! Les jugements de Mgr Lefebvre gêneraient-ils à ce point Menzingen ? Le PolitBuro voudrait-il censurer certaines paroles de Mgr Lefebvre ? Celles-ci par exemple :

(1975) « Que reste-t-il d’intact de l’Eglise préconciliaire ? […] C’est le plus grand service que nous pouvons rendre à l’Eglise catholique que de refuser l’Eglise réformée et libérale… » (1976) « Je vous le dis, mes biens chers frères, ce qu’a fait la Révolution n’est rien à côté de ce qu’a fait le Concile Vatican II, rien ! »

(1978) « Nous n’avons pas peur de dire que cet œcuménisme vient tout droit des officines secrètes de la franc-maçonnerie »

(1988) « C’est une nécessité absolue d’étudier le libéralisme et de bien le comprendre et je pense que beaucoup de ceux qui nous ont quittés pour rejoindre Rome, soi-disant, n’ont pas compris ce qu’était le libéralisme et comment les autorités romaines depuis le concile sont infestées de ces erreurs. »

(1991) « L’instauration de cette « Eglise conciliaire » imbue des principes de 89, des principes maçonniques vis-à-vis de la religion et des religions, vis-à-vis de la société civile, est une imposture inspirée par l’Enfer pour la destruction de la religion »

Grâce au travail de l’abbé Pivert, on comprend que c’est cette foi de Mgr Lefebvre dans le Christ Roi et son amour héroïque de cette vérité transcendante qui ont protégé la Tradition des pièges de la Rome moderniste.

En effet de 1971 à 1988 Mgr Lefebvre avait espéré pouvoir concilier la proclamation et la défense de cette foi avec un accord pratique sous la Rome officielle et libérale. Mais en 1988 il a compris que c’était illusoire : Il avouera lui-même que le jugement de certains fidèles avertis avait été juste : ses démarches avec Rome étaient dangereuses et une perte de temps : il dira : « je crois pouvoir dire que je suis allé plus loin même que je n’aurai dû aller. »

De 1988 à 1991, il tire les leçons du passé et fait le bilan pour l’avenir :

1) je poserai des conditions au niveau doctrinal avec rétractations des erreurs libérales : sinon pas de discussion (il ne parle même pas d’accord mais de discussion !)

2) nous sommes face à une autre religion maintenant ; ils n’ont plus la foi dans le surnaturel ; l’Eglise officielle est dirigée par des principes qui ne sont plus catholique : on remplace la religion par une autre religion, c’est à cela que nous assistons actuellement dira Mgr Lefebvre aux séminaristes d’Ecône, le 11 février 1991.

Malheureusement après la mort de Mgr Lefebvre, des confrères, des supérieurs majeurs n’ont pas voulu ou n’ont pas eu le courage héroïque de notre fondateur pour continuer sa ligne. Et peu à peu, ils ont voulu entraîner la Tradition dans un accord pratique en mettant la doctrine et les erreurs libérales entre parenthèses pour reprendre une expression de l’abbé Lorans lors d’une conférence à Saint-malo en 2011. En 2006, la partie saine de la Fraternité avait stoppé cette politique infidèle : on grava dans le marbre le jugement de Mgr Lefebvre face à l’apostasie apocalyptique : pas d’accord pratique sans un accord doctrinal ou autrement dit pas d’accord pratique avant une conversion de Rome ; conversion qui sera publique, évidente et qui se concrétisera pas la condamnation des erreurs libérales comme l’on fait tous les papes d’avant Vatican II.

Malheureusement en 2012, Mgr Fellay, motu proprio, a mis à la poubelle ce principe. Il a tenté une impossible réconciliation ; D’où le titre de notre livre. La réconciliation des inconciliables est en effet impossible ; on assistera soit à une conversion de Rome soit à une trahison de la Fraternité.

C’est depuis ce moment que la Fraternité a perdu son unité, et que plus rien ne va. Mgr Fellay a abusé de son autorité en cherchant à nous mettre sous la puissance de l’Eglise officielle alors que tous les signes montraient qu’elle était, non pas convertie au Christ-Roi, mais bien opposée à son règne.

Ces problèmes si ils ont éclatés en public récemment, ne sont pas nés un beau jour de juin 2012. Cette folle opération suicide a été le fruit d’une longue préparation et d’un intense désir de certains membres de la Fraternité.

Ce livre vous montrera comment tout à commencé avec le Pèlerinage de la FSSPX pour le Jubilé de l’An 2000. Cette année-là, Mgr Fellay avait accordé un entretien à 30 Giorni où il disait que « si le pape m’appelle, je cours. C’est certain. Par obéissance filiale à l’égard du chef de l’Église. » Dans cette réponse se trouvent contenus en germe tous les événements qui vont se succéder au cours des dix années suivantes.

Dans cet entretien, Mgr Fellay avouait aussi qu’il faut être « réaliste », « que Rome » ne pourra jamais « dire: nous nous sommes trompés avec le Concile Vatican II » mais que le « Vatican » sera « capable de trouver la formule qui convient » pour s’arranger, qu’il « ne sera pas nécessaire de dire quelles sont les erreurs de la nouvelle messe : il sera suffisant de concéder aux prêtres qui le désirent, la possibilité de célébrer la messe avec le rite qu’ils préfèrent. » Etc.

Ce livre comporte trois parties.

Une première partie très courte : les 10 paroles de notre fondateur à retenir en ce qui concerne notre sujet.

La deuxième partie est un mémento chronologique et synthétique de documents des années 2000-2012 qui prennent tout leur éclairage grâce aux événements récents.

La troisième partie concerne les textes historiques de la période 2012-2013 : certains sont inédits, d’autres ont été mis sur Internet ; mais, il fallait se les remettre devant les yeux car ils étaient soit très importants soit trop méconnus. Le mouvement sur le Net va trop vite pour l’intelligence. Ces documents de qualité sont atemporels ; ils doivent pourtant nourrir notre intelligence et nous aider par une vie contemplative et amoureuse de la vérité à une plus grande union à Dieu.

Ce livre nous rappellera, car qui s’en souvient ? Comment en l’an 2000, le cardinal Hoyos parlait déjà de « la Fraternité » comme d’une « Société de Vie apostolique avec rite spécial ; du protocole signé par Ratzinger et Mgr Lefebvre » et de la « levée de l’excommunication ».

En 2001, le Conseil Général donna son accord aux négociations, en posant seulement deux “conditions préalables” : mais peu de temps après, Mgr Fellay précisa : “Il ne s’agissait pas à proprement parler, comme on l’a écrit ici et là de conditions préalables : un catholique ne peut pas soumettre Rome à des conditions !

Ce livre vous rappellera comment pour les prêtres de Campos, ce contact officiel fut le commencement de la fin… pour aboutir à l’accord dès 2002.

Comment à l’issue d’une entrevue, Benoît XVI et Mgr Fellay en 2005, en sont « arrivés à un consensus sur le fait de procéder par étapes dans la résolution des problèmes. »

Comment, en 2007, Mgr Fellay a édulcoré, en parlant de « subtile et maladroite distinction », l’ambiguïté blasphématoire et démoniaque du Motu proprio de Benoît XVI qui parle de forme ordinaire et extraordinaire d’un même rite pour parler de la messe bâtarde et de la messe tridentine (Lab, n° 71, 1er novembre)

En réalité, dès 2002, lors d’une conférence à Kansas City, Mgr Fellay pensait que « la loi générale de l’Église » est « la nouvelle messe » et demandait uniquement « que l’ancienne messe soit aussi la loi générale. »

Qui se souvient aussi du discours du cardinal Castrillón à Mgr Fellay, lui expliquant « que subjectivement vous êtes persuadés d’avoir agi justement et donc pas de faute, pas de sanction, pas d’excommunication. Mais pour l’extérieur, c’est un fait objectif, il y a eu cet acte qui donnait l’apparence d’une ‘rébellion’ contre Rome, et à ce titre-là il y a eu une censure. Donc il faut l’enlever aussi ».

Ce livre vous rappellera qu’en janvier 2009, le Cardinal Hoyos confiait à la Presse italienne : « Une chose est sûre: La pleine communion arrivera. Dans nos conversations, Mgr Fellay a reconnu le Concile Vatican II, il l’a reconnu théologiquement. Ne reste que quelques difficultés. »

Ce qui explique la manipulation des communiqués faites par la Maison générale en 2009 au sujet de la levée de l’excommunication Mgr Fellay avait écrit : « nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu’à Vatican II,… » Et on nous a fait croire qu’en réalité il avait écrit : « nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu’à Vatican I. » « La première est bien la vraie ; La seconde version n’est qu’une traduction à l’usage de l’opinion publique de la FSSPX » avoua un moderne bien informé. Etc. Etc. Etc.

Pour arriver au 13 juin 2012. Mgr Fellay était prêt à signer avec Rome un accord sur la base de sa lettre où « il fallait dire en même temps qu’on était d’accord et qu’on n’était pas d’accord » Ce qui s’appelle nier le principe de non contradiction ! Or cette lettre est aujourd’hui connue : on sait que Mgr Fellay a pensé l’impensable. Nul ne pouvait imaginer qu’un prêtre formé à Ecône et un évêque sacré par Mgr Lefebvre puisse arriver à penser ce qu’il a écrit. Et Mgr Fellay ne regrette rien si ce n’est le « contexte actuel de la Fraternité » qui l’a empêché de signer !

Enfin, n’oublions pas que le dernier document officiel sur les rapports entre Rome et la Fraternité est celui de la déclaration de la commission Ecclesia Dei du 27 octobre 2012 :

Cité du Vatican, 27 octobre 2012 (VIS). La Commission pontificale annonce que, « dans sa dernière correspondance (6 septembre 2012), la Fraternité sacerdotale St.Pie X a fait savoir qu’elle avait besoin d’un temps supplémentaire de réflexion et d’étude pour préparer sa réponse aux dernières propositions du Saint-Siège. […] Aujourd’hui, le Saint-Siège attend la réponse officielle des supérieurs de la Fraternité à deux documents. Après trente ans de séparation, il est compréhensible qu’il faille du temps pour assimiler la substance des développements récents ».

Certains diront : A] Mgr Fellay n’a rien signé donc il n’y a plus de problème.

Réponse : Quand les Berlinois ont entendu parler d’un projet de construction d’un mur à Berlin qui allait les enfermer physiquement dans un régime pervers ; les plus lucides ne se sont pas dit : quand je verrai le mur fini et les portes fermées protégées par des mitrailleuses alors je partirai de Berlin ; alors seulement je refuserai de me laisser enfermer. Non ! Ils ont au contraire tout tenté pour fuir le piège tendu pendant qu’il en était encore temps. Nous avons assez de déclarations privées et publiques pour connaître le projet et la pensée conciliatrice de Menzingen et donc pour agir sans attendre d’être enfermé dans l’Eglise conciliaire.

D’autres diront B] Mgr Fellay dit maintenant qu’il n’a pas voulu et qu’il ne veut pas signer avant la conversion de Rome.

Réponse : Comment peut-on le croire ? Comment donner la moindre confiance à ses paroles vu ses actions et ses paroles passées ? En six mois d’intervalles Mgr Fellay passe d’un discours en juin 2012 qui justifie une solution canonique avant une solution doctrinale… sous prétexte que l’attitude de l’Eglise officielle a changé, et qu’il faut laisser de côté les problèmes secondaires (les erreurs du Concile) pour s’occuper des problèmes majeurs ; à un discours en mars 2013 où la situation de l’Eglise reste inchangée et où le Concile redevient l’agent principal de la destruction de l’Eglise. Deux jugements contradictoires ! En six mois ! Sur un tel éventement ! Par un prêtre formé par Mgr Lefebvre ! On se moque de nous ! On se moque de vous !

Récemment en mai 2013, Mgr Fellay dit à une communauté de sœurs opposée à un accord qu’il n’y a plus de possibilité d’accord avec Rome, que suite aux dernières discussions c’est fini ; mais le même jour à des confrères plutôt pour un accord Mgr Fellay dit qu’il attend que François opère un nettoyage de la Curie pour retenter une approche.

C’est fini mais on retente ! Toujours ce double langage et ce désir légaliste envers la Rome officielle. C’est tout de même étrange que Mgr Fellay ne voit pas aujourd’hui ce que Mgr Jouin voyait déjà il y a 100 ans : la mise en place Vers une religion universelle, a laquelle coopère Benoît, François et leur bande. [Citation] : « Nous l’avons déjà dit : l’entreprise la plus dangereuse des sectes [maçonniques] n’est pas la brutale destruction de la religion chrétienne, telle que nous la voyons poursuivie par les bandes forcenées des Sans-Dieu [Hollande…], mais bien la désagrégation de cette religion par une interprétation purement humaine de ses dogmes et de ses commandements [Benoît et François…]. On se sert des mêmes signes, mais on leur attache un sens différent. Dès lors, il ne s’agit plus de détruire les religions, mais de les confondre : par la rencontre, sur une même estrade, de prêtres de confessions différentes, par la succession au microphone du curé et du rabbin, par la célébration simultanée à l’église et au temple d’un même événement. (…) jusqu’à l’établissement, peu à peu, d’une religion commune à tous les hommes. » (Mgr Jouin – Vers une religion universelle, R.I.S.S., 1933 rééd. 2000, p. 13)

Je vous laisse découvrir le reste…

Concluons : Voici deux livres à lire absolument pendant les vacances. Et à faire circuler autour de vous pour sortir de cette torpeur mortelle notre petit monde catholique. Prêtre et fidèles qui pour rester tranquille s’aveuglent !

1) Nos rapports avec Rome à commander au Moulin du Pin 53290 Beaumont de Bœuf (22 euros ; 360 pages)

2) L’impossible réconciliation à commander à commander au Edt Ste Jeanne D’arc 18260 Villegenon (16 euros ; 176 pages) Comme disait un bon Père au séminaire : nous sommes l’Eglise militante et non l’Eglise dormante. Mgr Lefebvre nous disait et nous dit encore :

« Vous vivez à une époque où il faut être des héros ou rien. Vous avez le choix : ou abandonner le combat ou combattre en héros. »

Que Dieu nous vienne en aide. Et gloire pour tous les siècles au Père au Fils et au Saint Esprit. Merci.

Abbé Olivier RIOULT

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