Mgr Aillet : suspect d’hérésie…

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Image 1 - Février 2016 Aillet-François à Rome

Mgr Aillet est évêque de Bayonne, Lescar, Oloron. On le voit ici en photo avec François lors d’un pèlerinage à Rome en février 2016.

Les 12 et 24 janvier, l’évêque avait posté des tweets qui ont fait hurlé quelques moutons endoctrinés :

« L’Etat prétend protéger les citoyens contre Daech et s’engage dans une campagne pro-IVG condamnant des innocents à la violence : illisible ! » (12 janvier) ; « Peut-on rester insensible devant ces 220.000 enfants à naître, littéralement broyés dans le sein de leur mère, chaque année en France ? Pitié ! » (24 janvier)

Les imbéciles de la revue Golias, qui ont publié une pétition appelant à sa démission en raison de ses prises de positions, affirme que « Mgr Marc Aillet rompt l’unité non seulement avec les autres évêques de l’Eglise universelle – loin de partager ses points de vue particuliers – mais surtout avec la grande majorité des catholiques de France » et que « Marc Aillet » « n’a jamais été sur la ligne » du « pape François »…

Contrairement à ce qu’affirme ces dégénérés de Golias, Mgr Aillet fait malheureusement comme les autres et suit parfaitement la ligne de François…

En effet, son diocèse édite un mensuel, “Notre Église”, dans lequel, à la rubrique “vie diocésaine”, on informe les lecteurs que « le 6 mars dernier, une rencontre interreligieuse a eu lieu à la synagogue de Pau, à l’initiative de la Fraternité franciscaine. » (n° 69, avril 2016)

Voici quelques extraits de l’article :

« À Pau, voilà maintenant 10 ans que nous nous rencontrons entre membres de religions différentes et nous mesurons, à la suite des événements tragiques que nous avons connus, combien il est nécessaire de se rencontrer pour mieux se connaître et dépasser nos peurs, travailler sur nos intolérances. Les événements nous ont amenés à poser des actes forts pour signifier ce désir de manifester que nos religions sont des chemins d’amour et de miséricorde. Nous nous sommes retrouvés nombreux à la Mosquée de Pau, de Mourenx. […] Il est important d’aller les uns chez les autres, de vivre l’hospitalité et développer du vivre ensemble. Je remercie particulièrement nos frères et sœurs de la communauté juive de nous accueillir, compte tenu des circonstances de l’état d’urgence et des menaces qui pèsent sur leurs communautés.

« Lors de notre dernière rencontre, nous avions dialogué sur le thème de la prière et l’abbé Louis Crouzat avait d’abord éclairé la question de la laïcité : une invitation à une laïcité ouverte où chacun a sa place et peut vivre avec ses différences. […] Cette nouvelle rencontre a permis de continuer le “chemin d’approfondissement, de connaissance mutuelle avec le thème de la miséricorde. La prière est notre lien avec Dieu, la miséricorde est l’expression de ce lien. […]” Des questions, des convictions ont jailli, des idées aussi : faire des rencontres avec des enfants, ce sont les adultes de demain ; ne pas chercher à tout niveler ; le droit à la liberté civile, sociale et religieuse (Vatican II) ; les religions sont là pour que des êtres humains se respectent et vivent ensemble. »

Ce discours, en pleine conformité avec ceux de François, est caractéristique de la pourriture habituelle que l’on donne aux fidèles depuis Vatican II. Cette pourriture est un mélange affligeant et suicidaire de clichés de propagande républicaine, de pleurniche philosémite, de principes maçonniques, d’indifférentisme religieux et d’endoctrinement mondialiste.

Cette « rencontre interreligieuse » et son compte rendu dans la revue du diocèse ont reçu l’aval de Mgr Aillet. En laissant faire cela, Mgr Aillet a gravement péché contre la défense de la foi catholique et a contredit explicitement les enseignements du pape Pie XI.

En effet, « le Siège Apostolique ne peut sous aucun prétexte participer à » de telles réunions interreligieuses « et les catholiques n’ont, à aucun prix, le droit de les favoriser par leur suffrage ou leur action. Ce faisant, ils attribueraient de l’autorité à une fausse religion entièrement étrangère à la seule Eglise du Christ[…] De pareils efforts [réunions interreligieuses] n’ont aucun droit à l’approbation des catholiques, car ils s’appuient sur cette opinion erronée que toutes les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens qu’elles révèlent et traduisent également, quoique d’une manière différente, le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu […] Outre qu’ils s’égarent en pleine erreur, les tenants de cette opinion repoussent du même coup la religion vraie. Ils en faussent la notion et versent peu à peu dans le naturalisme et l’athéisme. Il est donc parfaitement évident que c’est abandonner entièrement la religion divinement révélée que de se joindre aux partisans de pareilles doctrines. » (Mortalium Animos, 6 janvier 1928)

Ces faits ne sont pas un accident ni une négligence de la part de Mgr Aillet. Sur la photo suivante, on peut le voir, en surplis avec sa croix pectoral, lors d’une célébration œcuménique au temple de Bayonne en 2015.

Image 2 - Mars 2015 Célébration oecuménique au temple de Bayonne

Par là même, Mgr Aillet s’est rendu coupable du péché de “Communicatio in sacris”.

Le Dictionnaire de Droit Canonique, publié sous la direction de Raoul NAZ, professeur à la faculté libre de Droit de Lille, en 1942, explique que cette expression désigne la participation d’un catholique aux cérémonies d’un culte non catholique.

La communication est positive quand un catholique prend part à un culte infidèle, hérétique ou schismatique. Elle est encore active et formelle quand un catholique participe à un culte hétérodoxe avec l’intention d’honorer Dieu par ce moyen, à la manière des non-catholiques. Rappelons aussi que le surplis est un vêtement liturgique qui se porte par-dessus la soutane pour la confection et l’administration des choses sacrées.

Or, le canon 1258, au paragraphe 1, dit qu’une participation active et formelle est interdite sous n’importe quelle forme, parce qu’elle implique la profession d’une fausse religion et par conséquent un reniement de la foi catholique.

« Si par une interprétation bienveillante », écrivait le chanoine Naz, « on arrivait à exclure toute de reniement » (ce qui doit être le cas pour Mgr Aillet), « il resterait dans la pratique d’un culte dissident un danger de perversion pour celui qui le professerait, un danger de scandale pour les catholiques fidèles, et une approbation extérieure des croyances erronées qui inspirent et animent le culte dissident. »

Le Saint-Office, dans un grand nombre de décisions, a clairement manifesté la vigilance de l’Eglise du Christ à fuir tout faux culte en déclarant :

a) Hors le danger de mort, il est absolument interdit aux catholiques de recevoir les sacrements d’un ministre hétérodoxe, hérétique ou schismatique.

b) Les catholiques ne peuvent pas remplir la fonction de parrain quand le baptême est conféré par un hérétique. En présentant un enfant au baptême hérétique, le parrain l’introduit dans une fausse religion et s’oblige à le faire instruire d’une doctrine erronée.

c) Les catholiques ne doivent pas assister à la messe d’un prêtre hérétique ou schismatique, même un jour de fête de précepte où ils ne peuvent entendre la messe d’un prêtre catholique.

d) Il n’est pas permis aux catholiques de contracter mariage devant le ministre d’un culte hétérodoxe, même, dans l’hypothèse d’un mariage mixte, après avoir fait échange des consentements devant un prêtre catholique compétent (can. 1063). Le canon 2319 frappe d’excommunication ceux qui n’observeraient pas cette prohibition.

e) Il n’est permis ni de prier, ni de chanter, ni de jouer de l’orgue dans un temple hérétique ou schismatique en s’associant aux fidèles qui y célèbrent leur culte, même si les termes du chant ou de la prière sont orthodoxes. (S. Congr. de la Propagande, 19 juin et 8 juillet 1889, Collectanea, n°1713)

C’est pourtant ce qu’a fait Mgr Aillet et c’est ce qu’il laisse faire dans son diocèse…

Pour de telles fautes, les sanctions prévues par le droit sont les suivantes :

« Au suspect d’hérésie, qui après monition n’écarte pas la cause de la suspicion, qu’on interdise les actes légitimes ; s’il est clerc, qu’en outre, après une seconde monition inutile, on le suspende “a divinis”. Si dans les six mois révolus après avoir contracté la peine, le suspect d’hérésie ne s’est pas amendé, qu’il soit tenu pour hérétique, en proie aux peines des hérétiques. » (Canon 2315)

« Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique “in divinis” avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258. » (Can. 2316)

De ces faits et de ces prescriptions du droit, il ressort, donc, que Mgr Aillet est suspect d’hérésie pour avoir communiquer “in divinis” avec des hérétiques

Mgr Aillet voudrait sincèrement sauvé la vie de ces milliers d’enfants innocents assassinés par avortement, il veut tout aussi sincèrement répandre « la parole évangélique » mais il fait cela en citant la « déclaration commune » du « Pape François et du Patriarche Kyril »…

Il refuse de plus de voir la révolution conciliaire et l’imposture de Vatican II. Mgr Aillet écrit lui-même : « Nous, hommes d’Église, nous devons assumer un certain passif. En 1975, lors de la loi Veil, les évêques n’ont pas voulu réagir pour des raisons que je ne veux pas juger. Le légal est devenu moral dans la conscience de beaucoup de Français, y compris parmi les catholiques. » (22/02/2016, interrogé par Samuel Pruvot)

Tout cela manifeste que Mgr Aillet n’a pas compris l’imposture de la religion conciliaire : « imbue des principes de 1789, des principes maçonniques », qui « est une imposture inspirée par l’Enfer […]. C’est donc un devoir strict pour tout prêtre et tout fidèle voulant demeurer catholique de se séparer de cette église conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du magistère de l’Église et de la foi catholique. » (Mgr Lefebvre, Itinéraire spirituel)

Dans le même entretien de février 2016, après que son effigie ait été brûlée à Saint-Jean-de-Luz pour protester contre ses prises de position sur l’avortement, Mgr Aillet va jusqu’à affirmer : « Cet incident a eu lieu dans le cadre d’un carnaval dont l’exercice de style prête à un humour grinçant et à la caricature. Cela dit, on n’imaginerait pas un représentant d’un autre culte victime d’une telle mascarade. Ce qui m’inquiète, c’est que la laïcité devient parfois hyper agressive. Cette dérive est grave pour la laïcité qui implique par définition le respect des croyances et des opinions. Franchement, j’ai mal à ma laïcité ! En France, on devrait pouvoir porter des convictions sans s’excuser. »

Tout cela manifeste que Mgr Aillet n’a pas saisi l’essence de la République. La laïcité c’est la religion maçonnique et la maçonnerie c’est du satanisme ! Mgr Aillet ignore donc la nature de la Révolution qui sévit :

« Si, arrachant son masque, vous lui demandez : qui es-tu ? Elle vous dira : “Je ne suis pas ce que l’on croit. Beaucoup parlent de moi et bien peu me connaissent. Je ne suis ni le carbonarisme qui conspire dans l’ombre, ni l’émeute qui gronde dans la rue, ni le changement de la monarchie en république… Je ne suis ni les hurlements des jacobins,… ni le combat des barricades,… ni la loi agraire, ni la guillotine, ni les noyades. Je ne suis ni Marat, ni Robespierre,… Ces hommes sont mes fils, ils ne sont pas moi. Ces choses sont mes œuvres, elles ne sont pas moi. Ces hommes et ces choses sont des faits passagers, et moi je suis un état permanent. Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble. Je suis la proclamation des droits de l’homme sans souci des droits de Dieu. Je suis la fondation de l’état religieux et social sur la volonté de l’homme au lieu de la volonté de Dieu. Je suis Dieu détrôné et l’homme à sa place L’homme devenant à lui-même sa fin. Voila pourquoi je m’appelle Révolution, c’est-à-dire renversement… » (Mgr Gaume, La Révolution, Recherches Historiques, Lille, 1877)

Prions pour Mgr Aillet, que Dieu lui vienne en aide et en attendant sa conversion ou son amendement, fuyons le suivant selon l’exhortation de saint Paul à Tite nous demandant d’éviter d’entrer en relation avec ceux qui communique “in divinis” avec les hérétiques : « Pour celui qui fomente des divisions [Hominem hæreticum], après un premier et un second avertissement, éloigne-le de toi, sachant qu’un tel homme est entièrement perverti, et qu’il est un pécheur condamné de son propre jugement. » (Tite 3, 10)

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