Analyse médicale sur la Déclaration doctrinale

Avant toute comparaison …

Menzingen a largement repris la déclaration de Mgr Lefebvre de 1988 pour composer sa déclaration doctrinale, avec quelques ajouts.

L’argument d’autorité joue à plein: si c’est Mgr qui l’a faite …

Or, la première chose à faire avant toute comparaison, c’est de replacer la déclaration de 1988 dans son contexte … et dans l’appréciation qu’en a donnée l’évêque lors de la mémorable journée des sacres:

il s’agissait de l’opération suicide, selon ses propres mots, par opposition à l’opération survie qu’il était en train d’accomplir.

Il faut donc constater premièrement un attrait de Menzingen pour un geste suicidaire.

D’autre part, comment analyser cette volonté de revenir à avant les sacres?On peut dire que c’est une recherche d’un temps béni où la Fraternité était considérée encore dans l’Eglise. Ou encore, qu’il s’agit de gommer l’acte majeur du fondateur, dont dépend aussi la lourde responsabilité de Menzingen.

Un psychologue dirait qu’il y a comme un meurtre du Père: on aimait les réunions de famille du temps de paix, quand on était enfant. Mais le fondateur a déclaré la guerre à l’iniquité, et a sacré des successeurs pour poursuivre le combat. Et voilà que le chef d’entre eux se met à regretter les anciens temps. Il faut rêver car la réalité est dure. On navigue alors dans le virtuel: on se met devant son ordinateur et on tape sur la touche Annuler la dernière action ou UNDO ou autre pour remonter en arrière dans l’historique de la Fraternité. Et on tombe sur cette déclaration …

Cependant, elle ne suffit pas. Les ajouts de la nouvelle nous renseignent. On entend susurrer les émissaires de Rome: il faudrait reconnaître la légitimité de Vatican II, de la nouvelle messe… Ce serait bien…

Il n’y a qu’ainsi que l’on comprend les communiqués calamiteux et leurs variations.

Ainsi le poids pesait trop sur les épaules; on l’a jeté pour marcher plus librement … dans le pétrin (au service de Pierre?).

Ce qui est navrant, c’est que l’on n’a fait aucun cas de la conclusion de Mgr Lefebvre, ni tiré aucun enseignement. Or, pourquoi a-t-il rompu le protocole d’accord? Il l’avait signé en misant sur la bonne foi de Rome. Mais comme il lui a été demandé le lendemain, par le cardinal Ratzinger, de demander pardon pour ses erreurs, alors, il a compris que le seul critère de vérité pour Rome, c’était l’adhésion à Vatican II. « Et ça, nous n’en voulons absolument pas » (Applaudissements, dit la relation).Il a compris que le sens des mots n’était pas le même pour Rome et pour lui.

Menzingen a eu l’occasion de le redécouvrir après les discussions théologiques, notamment à propos de la Tradition. On ne reproche pas à Menzingen ces colloques: on lui reproche une décision conséquente inconséquente, contraire à la prudence la plus élémentaire.

Analysée médicalement, la déclaration de 2012 conduit au diagnostic suivant: dépression nerveuse sérieuse, avec tendances suicidaires et décisions immatures, recherche des consolations, et, remarquée par ailleurs, une dureté dans les contrariétés (Cf. étude sur la circulaire Thouvenot du 7 mars 2013).

Ne faut-il pas prescrire le retrait des responsabilités éprouvantes, ainsi qu’un long séjour au soleil, mais loin de Castel Gandolfo?

Le diagnostic d’un fidèle

 

 

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